La Soleam répond aux recommandations de la Cour régionale des comptes et opère une stratégie de diversification
Maëva Gardet-Pizzo
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Des opérations d'aménagement qui présentent « d'importants retards et ne correspondent pas aux projets initiaux », une opération Grand centre-ville bien en deçà des espérances pour réhabiliter le cœur de Marseille, avec seulement 31 logements construits sur les 1.500 annoncés malgré un budget de 230 millions d'euros, « des coûts de gestion élevés eu égard aux chantiers réellement achevés », une « question du devenir même de la Soleam qui se pose avec la création en 2020 d'une nouvelle société d'aménagement d'intérêt national » sur des territoires identiques... Le rapport de la Cour régionale des comptes publié le 16 avril à propos la gestion de la Soleam est accablant. Lionel Royer-Perreaut, qui la préside depuis cinq mois, a tenu à y répondre.
Pas pour en remettre en cause la légitimité, insiste-t-il. « Je pense que les outils de contrôle sont une plus-value », « un moyen de nous challenger ». Il prend acte des principales recommandations émises. « Il y a des choses perfectibles à très court terme ». Parmi elles, la clôture des concessions à l'arrêt suggérée par le rapport, prévue dès cette année pour trois d'entre elles, en 2022 pour une quatrième.
Lionel Royer-Perreault assure que sera également mise en place une comptabilité analytique des coûts. Pour mieux les maîtriser.
Par ailleurs invité à clarifier le positionnement de la Soleam face à l'instauration de la SPLA-IN (la nouvelle société publique locale d'aménagement d'intérêt national créée en 2020, dont les principaux actionnaires sont l'État et la Métropole, et qui intervient tout comme la Soleam sur le centre-ville marseillais), il a assuré que les deux structures ne sont pas incompatibles et entendent même travailler ensemble, le Président de l'une étant administrateur de l'autre. Il ajoute que la Soleam dispose de concessions sur des territoires où le SLA-IN est absent.
Maëva Gardet-Pizzo