La politique innovante (et pas que techno) du Crédit Agricole Alpes Provence auprès des jeunes

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Les métiers de la banque c'est un peu comme l'industrie : il existe un réel déficit d'image, une perception encore statique, des a priori que les banques tentent de gommer ou de faire évoluer. Pas simple, tant le secteur n'est pas forcément perçu comme innovant, alors même que les nouvelles technologies l'irriguent aussi. « Les métiers de la banque ne sont pas les mieux perçus », reconnaît Alain Gonnard, le secrétaire général du Crédit Agricole Alpes Provence. Un constat que l'établissement qui couvre le périmètre englobant les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et les Hautes-Alpes fait, mais qu'il veut contribuer à faire évoluer. Et la stratégie est à multiples leviers.
« Notre volonté est d'être utile au territoire, de valoriser notre différence de banque coopérative régionale, de permettre des carrières longues et de développer notre marque employeur », indique Alain Gonnard.
Si, la première des actions est évidemment d'aller porter la bonne parole dans les lycées, en nouant « des partenariats actifs », il existe plusieurs façons de faire venir à soi les jeunes et d'acquérir, en même temps, des compétences nouvelles. « L'enjeu n'est pas forcément de garder les jeunes chez nous mais de leur permettre de se réaliser », dit encore le secrétaire général du Crédit Agricole Alpes Provence.
Si l'un des enjeux est de contribuer à la bonne santé du territoire, il est inévitable de donner le petit coup de pouce qui fait une grande différence dans le contexte de crise actuel. D'où ce dispositif de recrutement qui voit la concrétisation de 150 nouveaux CDI par an, 50% étant des jeunes de moins de 30 ans. Accélération aussi pour ce qui est des apprentis, ils seront 100 d'ici la fin de l'année. L'apprentissage qui est « un dispositif intéressant à la fois pour les jeunes, pour les écoles et pour nous ». Pour la banque - comme pour toute entreprises - l'apprentissage est une façon de former ceux que l'on recrutera demain, « on adapte le jeune à la culture de l'entreprise », dit Paul Romano, responsable du recrutement. Et parce que la crise a aussi rendu la chose ardue, le nombre de stages accordés est revu à la hausse, pour atteindre 70 stagiaires.
Laurence Bottero