La stratégie de reconquête du CRT Côte d’Azur pour « stimuler la demande »
Laurence Bottero
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C'est peu dire que les professionnels du tourisme sont dans les starting-blocks. Plus d'un an que l'ensemble des acteurs ronge son frein, attend, expérimente, se projette. La perspective d'un retour à une vie « normale » a un peu l'effet d'un tous sur la ligne de départ.
Et comme dans n'importe quelle compétition, la stratégie, le mental, l'entraînement, jouent sur la capacité à faire la différence sur un marché très disputé, où tous les territoires jouent la carte « venez chez moi ».
Si la crise a duré, elle a aussi permis d'affiner les stratégies et la philosophie d'approche. En novembre dernier, le CRT Côte d'Azur France préparait déjà l'après en définissant trois scénarios possibles, activables en fonction des restrictions imposées. Un premier scénario prévoyait le ciblage du marché français, visant une clientèle premium, CSP+ et familiale en privilégiant « les motifs affinitaires autour du sport, de la culture, des activités de pleine nature, du nautisme aussi, car cela a très bien marché l'année dernière », pointe Claire Béhar, la directrice générale.
Un scénario 2 ajoutait au premier les marchés européens de proximité, dont la Belgique et la Suisse, deux marchés en croissance déjà l'an dernier, ainsi que l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, la Pologne et l'Autriche apparaissant comme des marchés naissants à explorer. Au scénario 3 la panoplie de conquête complète, intégrant les missions à l'international, dont la participation à l'exposition universelle de Dubaï, « un carrefour de rencontres », qui permettrait de faire la connexion avec le Moyen Orient. Et peut-être permettre de réaliser la prospection prévue pré-pandémie sur l'Inde. « L'exposition universelle est un endroit parfait pour rencontrer les tours opérateurs. Nous sommes prêts », indique Claire Béhar. Mais l'enjeu de compétitivité réside dans la capacité à montrer ce que la Côte d'Azur, si connue, recèle de propositions touristiques différentes. « Nous devons faire connaître nos atouts de grands espaces, nos atouts d'accès au Mercantour ou aux îles de Lérins », avoue Claire Béhar. C'est à cela que doit participer la campagne de promotion et les visuels pensés exprès pour mettre en avant la diversité du territoire, le parti pris étant de jouer la carte Côte d'Azur « réparatrice et aux multiples bienfaits ».
Laurence Bottero