Le Sud : entre industrie, tourisme et agriculture bio, la course à la compétitivité
Laurence Bottero
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... pes, n’a pas grossi en taille avec la réforme des régions.
On dit souvent que l'on ne prête qu'aux riches et c'est un peu ainsi qu'est perçue Provence Alpes Côte d'Azur. Avec ses six départements - trois tournés vers la mer, Alpes-Maritimes, Var et Bouches-du-Rhône - et trois alpins, Vaucluse, Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence - son tourisme, pilier central de l'économie, qui vit été comme hiver, le poids de ses marques évocatrices, notamment Provence et Côte d'Azur, on imagine souvent connaître le Sud dans tous ses aspects. Pourtant, la région, qui il est vrai bénéficie d'un pouvoir d'attractivité certain, n'en a pas moins à faire avec ses talons d'Achille et des trous dans la raquette. De la grande réforme des régions, intervenue en 2015, elle n'en n'a pas profité, conservant le même périmètre quand ses voisines, Occitanie et Auvergne Rhône Alpes, grossissaient en taille et donc en poids économique, reléguant ainsi Provence Alpes Côte d'Azur plus loin dans les classements, là où pourtant, elle se positionnait parmi les leaders.
La poussée dans les dépôts de brevets, qui place le Sud à la troisième place, entre Auvergne Rhône Alpes et l'Occitanie n'en a, par exemple, que plus de valeur.
Et le Sud n'est pas que fort en thème en tourisme. Méconnue est sa première place en tant que région consacrant le plus ses Surfaces agricoles utiles (SAU) à la bio. Soit 28,8% de la surface agricole régionale. Avec 4.033 fermes engagées dans la bio (*source Observatoire régional de l'agriculture biologique en PACA), à fin 2019, soit +13,5% de croissance et 481 fermes qui basculent en un an, Provence Alpes Côte d'Azur suit l'Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes. 167.747 hectares sont ainsi consacrés au biologique et 36.550 hectares sont en conversion. La production en fruits, légumes, vins et la production animale sont celles qui mènent la dynamique. Le Sud est d'ailleurs la première région en termes de surface dédiée aux fruits à pépins et aussi, entre autres, aux plantes à parfum, aromatiques et médicinales, si chères aux parfumeurs de Grasse et aux marques cosmétiques. Et ne pas croire que les territoires alpins s'arrogent le bio, c'est les Bouches-du-Rhône qui, avec 33,1% des SAU en bio, ouvre la marche, suivi par les Hautes-Alpes. Evidemment il est question de circuits courts et de l'appétence toute récente des collectivités pour un approvisionnement au plus près. Pour l'heure, les agriculteurs bio livrant les collèges, lycées, écoles s'établit à 5%.
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