IA embarquée, cybersécurité, cryptographie post quantique : la feuille de route « ajustée » du pôle SCS

Laurence Bottero
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'est une feuille de route « adaptée aux circonstances », dit Moussa Belkhiter. Alors que la France et les entreprises se lancent dans la relance, le président - tout juste reconduit dans ses fonctions pour deux nouvelles années - explique comment le pôle de compétitivité, qui joue à plein son rôle d'accompagnateur, s'adapte lui aussi au contexte particulier actuel. Il faut dire que la crise a forcément mis en exergue les problématiques liées au numérique et à la sécurité informatique. Deux sujets qui sont ceux du pôle Solutions Communicantes Sécurisées (SCS), d'autant plus que la numérisation tout autant que la sécurisation sont transverses et concernent les objets connectés, l'intelligence artificielle et la data.
Et la crise, donc, a joué une fonction de révélateur, menant certaines entreprises a justement ne pas connaître de crise, de carnets de commande notamment. Mais certaines se trouvent aussi avec des besoins plus fins et l'expertise du pôle se révèle essentielle pour répondre aux défis qui ont pris un peu d'avance.
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« La crise a beaucoup impacté l'écosystème, avec des problématiques inattendues », résume Moussa Belkhiter, expliquant que, précisément, certaines entreprises possèdent un carnet de commande plein, parfois jusqu'à un horizon de trois ans. « Le contexte a créé un nouvel environnement ». Avec des besoins en IA embarquée, sujet qui prend de l'importance avec un enjeu qui se situe sur des nouvelles données non structurées. « La plupart des entreprises désirent faire de l'IA, mais arrivent avec des données peu propres », souligne Olivier Chavirer, le directeur général du pôle. L'industrie qui se digitalise, l'IoT font partie des thématiques concernées. La cybersécurité, est, encore plus qu'avant, au centre du jeu. « La crise a accéléré ce que l'on savait déjà », dit encore Olivier Chavrier avec une sécurité qui concerne notamment les « petits objets ». Un sujet dont on sait qu'il ne fait que commencer... « La crise a généré des tensions sur la supply chain », ajoute Moussa Belkhiter, rappelant que « le nerf de la guerre, ce sont les compétences » avec de nouveaux pans de l'industrie qui se développent, une féminisation qui semble entrer de plus en plus dans les mœurs et des « opportunités qui existent pour se diversifier ».
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