Les Rencontres internationales de la photographie d’Arles, un révélateur intime du territoire
Maëva Gardet-Pizzo
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Photo d'illustration
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Les mutations qu'a connu la filière de la photographie et de l'image ont considérablement fait souffrir la profession en la précarisant. Il va de soi que l'épidémie n'a fait qu'empirer les choses. « D'où l'importance de maintenir notre festival », pointe Aurélie de Lanlay, directrice adjointe des Rencontres d'Arles. D'autant que événement constitue aujourd'hui le plus important au monde dans le domaine de la photographie, avec 145.000 personnes accueillies en 2019, année du cinquantenaire.
Créé en 1969 par une bande de copains arlésiens - à savoir le photographe Lucien Clergue, l'historien Jean-Maurice Rouquette et l'écrivain Michel Tournier - la manifestation est conçue comme un moment de rencontres pour tous les acteurs de la filière à l'international. Une portée mondiale que traduit bien le choix de proposer une exposition de l'Américain Edward Weston lors de la première édition.
Ce qui fait aussi la spécificité du festival c'est sa forte intégration dans la ville puisque les expositions sont éparpillées aux quatre coins de celles-ci, dans ses cloîtres, ses friches, ses églises, ses jardins, et même, cette année, la réserve d'un Monoprix. « L'expérience de la ville s'ajoute à celle de la photographie », observe Aurélie de Lanlay.
S'ajoute à cela la capacité des Rencontres à accueillir un public des plus variés. « Dans nos expositions, on explore tous les médiums : de la photographie historique, contemporaine, l'archive... ». La diversité de visiteurs doit aussi beaucoup au fait que l'événement s'étale sur trois mois. « Lors de la semaine d'ouverture, on accueille surtout les professionnels mais aussi le grand public ». Un public qui est alors étranger à 45 %, contre 10 à 15 % sur le reste de l'été. « Ensuite, en juillet-août, ce sont davantage des familles et des amis amateurs de photographie. Puis en septembre, on reçoit en plus des scolaires ».
Maëva Gardet-Pizzo