Selon McArthurGlen, « l’outlet a le vent en poupe »
Laurence Bottero
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2020 aura été l'année de tous les challenges, et cela pour tous les pans de l'économie. Forcément, les secteurs basant leur rentabilité sur l'activité touristique ont fait face à de nouveaux paradigmes, les confinements ayant de fait, contraint la fréquentation quand l'attitude même des consommateurs s'est, elle aussi, transformée, mue par d'autres façons d'envisager l'acte d'achat.
Selon les études publiées fin 2020-début 2021, les chiffres d'affaires, tout autant que les taux de fréquentation des centres commerciaux ont été impactés par les conséquences de la crise sanitaire. Selon l'étude commandée par le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) auprès de Narval, en 2020, les ventes affichaient un repli de 20,2%, la fréquentation, pour sa part, enregistrant -23,8%.
Pour autant, derrière les chiffres négatifs, le modèle de l'outlet - ce centre commercial dédié aux magasins d'usine de grandes marques - semble faire preuve de résilience, c'est-à-dire à la fois de résistance et d'adaptabilité.
Et ce n'est pas autre chose qu'affirme Christophe Deshayes. Ainsi, à fin juin, selon les chiffres publiés par le groupe britannique, la fréquentation avait repris une tendance haussière, le panier moyen étant en augmentation de 25% par rapport à l'année précédente (2019).
« Les marques ont été au rendez-vous », estime le Managing director pour la France, l'Espagne, la Belgique, l'Espagne et la Grèce, en charge des opérations de retail. « Et nos centres ont bien résisté, nos performances ont été positives dès que nous rouvrions après un confinement. Le troisième déconfinement a, par exemple, été encore plus performant que le deuxième et le premier ».
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Et il n'y a pas que la fréquentation qui se soit bien comportée, la commercialisation a ainsi connu une activité qui s'est maintenue. « 2020 et 2021 ont été des années positives, nous n'avons pas connu de ralentissement ». Il a aussi été question d'agrandissement et de renouvellement, 80 nouvelles marques ont ainsi rejoint le portefeuille de 1.000 marques que possède McArthurGlen. « Nous avons continué à accueillir certaines marques comme Hugo Boss ou L'Oréal afin d'intégrer davantage d'offres et de produits », note Christophe Deshayes. McArthurGlen qui a également reçu des demandes de pop-up de la part de certaines marques, le pop-up étant souvent l'étape-test, celle qui précède une installation plus formelle. « Nous n'avons pas suffisamment de m2 disponibles ». C'est bien tout cela qui fait dire au responsable du groupe britannique que « l'outlet a le vent en poupe ».
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