Pollution plastique en mer : un enjeu tant écologique qu’économique
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Maëva Gardet-Pizzo
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
50.000 visiteurs attendus. 10.000 participants. Porté par l'ONG UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), le Congrès mondial de la nature qui doit se tenir du 3 au 11 septembre à Marseille est l'une des plus grandes mobilisations internationales concernant l'environnement. Réunissant des acteurs de tous horizons (chefs d'État, ONG, entreprises, associations locales...), il se veut être un temps fort pour franchir un nouveau pas dans la préservation de la biodiversité. Un moment d'échanges et de réflexion qui doit nourrir les discussions qui seront ensuite conduites au moment de la Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021.
Parmi les sujets qui alimenteront les débats : la santé des océans, à laquelle un pavillon sera dédié. Un thème qui fait bien sûr écho à la pollution plastique de ceux-ci. Sujet qu'étudie l'Ifremer, institut spécialisé en sciences marines, présent lors du Congrès.
Pour évaluer l'ampleur de cette pollution, l'Ifremer dispose d'un panel d'outils lui permettant de donner un état des lieux des plastiques présents à la surface de l'eau autant que dans les fonds marins. Ses observations alimentent une série de publications permettant de mieux comprendre ce phénomène.
Premier enseignement : « Le plastique est partout. Jusque dans les milieux polaires », assure François Galgani, océanographe au sein de l'Institut. Autre fait marquant : « 95 % de la pollution plastique en mer se retrouve dans les fonds marins. C'est vrai pour les macro-plastiques comme pour les micro-plastiques » Un phénomène qui s'est fortement accentué ces dernières années (des concentrations multipliées par 10) et qui doit faire l'objet d'une publication internationale dans les prochaines semaines). Parmi ces déchets, 44 % proviennent d'emballages.
Maëva Gardet-Pizzo