« Ce qui manque à Marseille, ce n’est pas l’attractivité, c’est l’ancrage dans le territoire » (C. Alaux, Chaire Attractivité)

Laurence Bottero
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Il y a huit jours, Marseille était un peu schizophrène. Alors que certains estimaient que les annonces du président de la République - des annonces et quelques conditions associées - équivalaient à une mise sous tutelle, d'autres analysaient les montants alloués à la santé, à la sécurité ou aux transports comme la preuve que le politique avait enfin obtenu ce à quoi la deuxième ville de France est en droit de prétendre.
Bien sûr, la vérité se trouve un peu entre les deux... Oui, il y a eu des annonces chiffrées -pas toutes cependant - et non, on ne peut pas dire que le ton du discours était un message de congratulations. On ne reviendra pas sur le sujet de la gouvernance qui doit évoluer a dit le président... Bref, ni mise sous tutelle, ni satisfecit mais plutôt des indications, qu'il est recommandé de suivre pour que les montants annoncés se traduisent réellement en monnaie sonnante et trébuchante.
On se demande alors légitimement si ce « Marseille en grand » est un bon signal envoyé urbi et orbi. Marseille si décriée mais Marseille aussi follement aimée prend-t-elle de nouveaux airs de séduction ? Pas forcément. Et c'est un expert en attractivité et marketing territorial qui le dit.
Et ce que pointe Christophe Alaux, ce n'est pas le manque d'attractivité de la Cité phocéenne. Avec 5 millions de touristes par an qui la choisissent comme destination, 1,8 million de croisiéristes, une activité de salons BtoB qui génère 380 millions d'euros de retombées économiques - le tout considérant les chiffres de l'année 2019, année qui n'a pas subi les effets perturbateurs du Covid... - des décisions d'investissements de l'ordre de 65 projets réalisés pour 1.300 emplois prévus à 3 ans, en 2020... clairement, le territoire possède un effet d'attraction.
Ce n'est donc pas l'attractivité qui est en cause. Mais davantage, dit Christophe Alaux, « l'ancrage ». Comprendre, faire en sorte que les compétences qui y viennent ne décident pas d'en repartir...
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