Ces PME qui investissent l’Exposition universelle de Dubaï
Gaëlle Cloarec
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Terre d'accueil de l'Exposition universelle 2020, Dubaï va devenir durant six mois le centre du monde. Du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, 25 millions de personnes sont attendues sur le site de Jebel Ali, au sud-ouest de la plus grande ville des Emirats Arabes Unis, où trônent déjà 192 pavillons, vitrines des savoir-faire architecturaux, culturels, artistiques, scientifiques et industriels des 192 nations représentées. "Ce sont un peu les Jeux Olympiques des entreprises", sourit Erik Linquier, président de la Compagnie française des expositions (Cofrex) et commissaire général du Pavillon France.
Situé dans le quartier consacré à la mobilité, celui-ci a pour ambition de faire rayonner l'Hexagone et de témoigner de son engagement dans la construction de demain, avec une ligne directrice, celle des objectifs de développement durable définis par l'ONU. "C'est un sujet qui nous parle, qui colle parfaitement à nos valeurs. En tant que fabricant d'éclairage public et solaire, membre du Global Compact des Nations Unies depuis 2018, on s'est dit qu'il y avait là un message à porter et que ce serait intéressant d'y associer l'entreprise et son expertise en termes de smart lighting", raconte Jean-Christophe Ragni, directeur général associé du groupe familial Ragni. Basé à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, l'éclairagiste réunit 150 personnes pour un chiffre d'affaires de 56,6 millions d'euros, dont près de 30% réalisés à l'export. Une jolie PME de 94 ans d'âge, encore alerte et pleine d'ambitions qui vient d'accueillir à son capital Bpifrance et le fonds d'investissement africain d'AfricInvest pour l'aider à passer le cap de l'ETI. Et qui a donc choisi, après la diète imposée par la crise du Covid, de réaffirmer ses ambitions en devenant partenaire de la quinzaine "Climat", en février 2022, l'une des douze thématiques qui rythmeront la programmation du Pavillon France.
"L'intérêt des PME et ETI pour l'exposition universelle, surtout vrai ces derniers mois, nous a très honnêtement un peu surpris", avance Erik Linquier, plus habitué à traiter des opérations de mécénat avec les grands comptes. Lequel poursuit : "Il s'agit soit d'entreprises familiales bien installées, soit de créations récentes sur des sujets très structurants, qui ont pour la plupart des attentes concrètes de développement. Or, par son caractère exceptionnel, une exposition universelle en général, celle de Dubaï en particulier, constitue un véritable accélérateur de croissance, ne serait-ce qu'en termes de visibilité".
Gaëlle Cloarec