Un préfet pour Marseille en Grand : tutelle ou accélération ?
Laurence Bottero
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Reuters
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L'information pourrait être perçue comme tout autre annonce de nomination, pourtant, celle-ci dit bien autre chose. Le 9 octobre dernier, le Journal officiel annonce la nomination de Laurent Carrié, administrateur territorial hors classe, préfet délégué pour l'égalité des chances mais aussi en charge du plan Marseille en grand. Si le remplacement de Marie Aubert, nommée préfet délégué pour la défense et la sécurité dans la région Grand Est pourrait ressembler à un remplacement tout ce qu'il y a de plus classique, c'est bien la précision de la prise en charge du plan Marseille en grand qui retient l'attention.
D'autant que cette nomination intervient à quelques jours de la nouvelle venue du président de la République à Marseille. Emmanuel Macron qui avait donné une sorte de calendrier assez précis mais aussi assez serré concernant les changements qu'il aimerait voir s'opérer dans la plus grande métropole de l'Hexagone. Notamment, et principalement, celle de la gouvernance et de l'organisation de l'institution.
Trop lourde, trop millefeuille, l'organisation actuelle pèse. Elle est devenue une sorte de Machin qui ne colle pas avec les ambitions d'un territoire aussi riche et au potentiel que tous les acteurs économiques louent mais qui peine à s'exprimer.
Si le constat est partagé, restent ce que le président a appelé les « chicayas ». C'est-à-dire les bisbilles entre élus, entre la présidente de la Métropole Martine Vassal et le maire de Marseille, Benoît Payan, notamment, que le récent épisode de la grève des éboueurs et des déchets emportés par les pluies, n'a fait que faire confirmer.
Le changement, il est dans la gestion de la « proximité » et dans les compétences qui vont avec - pour l'heure dans le giron de la Métropole - mais que certains voudraient voir rendus aux maires. Martine Vassal elle-même l'a dit, elle est pour un rapprochement au plus près des habitants et défend l'idée d'une Métropole de projets, donc avec une plus vaste hauteur de vue stratégique.
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Laurence Bottero