Spécialiste du design, Très note l'éco-responsabilité des meubles
Rémi Baldy
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Le concept de l'éco-responsabilité est partout... ou presque. Car dans le monde du design, les marques ont bien du mal à donner une visibilité claire à leurs clients sur l'impact qu'ont les meubles qu'elles proposent. C'est ce qu'à pu constater Camille Couté qui a donc décidé de lancer, avec Grégoire Gerard, en avril dernier la société Très. Ce revendeur de meubles donne une éco-note allant de A à E aux produits mis en vente sur son site.
"Nous vendons des pièces qui répondent à deux critères, le beau, qui est subjectif, et le bon, qui est objectif", explique Camille Couté. Pour le premier, l'entreprise marseillaise s'appuie exclusivement sur des produits signés par des designers. Pour le second, Très a mis au point une charte pour analyser le cycle de vie des meubles en utilisant les études de l'agence de transition écologique Ademe. La note dépend ensuite d'une quinzaine de critères autour de cinq grandes étapes que sont l'extraction de la matière première, la fabrication, la distribution, l'utilisation et la fin de vie.
Le parallèle avec la célèbre application Yuka saute aux yeux. Et pour cause, l'approche est très similaire. "Sauf que dans l'agroalimentaire les industriels sont obligés d'indiquer leurs composants, ce n'est pas le cas pour les meubles donc nous passons du temps avec les fabricants pour les identifier", nuance Grégoire Gérard. Le duo d'entrepreneur ne peut donc pas proposer son système d'éco-note en application puisqu'il serait nécessaire d'interroger chaque marque individuellement. Le positionnement de Très ne repose de toute façon pas sur ce modèle.
"Nous voulons surtout mettre en avant les bonnes initiatives", précise Camille Couté. Sur son site, Très propose donc du mobilier qui a une note minimum de C. Au lancement, environ 200 produits sont disponibles mais les deux fondateurs espèrent atteindre rapidement les 1000 pièces. Chaque mise en ligne demande un long travail d'analyse afin de pouvoir certifier la note. "Notre seule difficulté se situe au niveau du transport, nous cherchons un livreur décarboné", reconnaît Grégoire Gérard.
Rémi Baldy