Ce que doit changer la mise en concurrence des TER dans le Sud
Rémi Baldy
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GONZALO FUENTES
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"C'est un moment particulier pour le rail français et un bénéfice net pour notre territoire", lance Renaud Muselier. Le président de la région Provence-Alpes-Côte se trouve au milieu d'une scène inattendue. Sur l'estrade, l'élu est accompagné de Thierry Mallet, président de Transdev, et Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs. Le premier a remporté le lot des trains express régionaux (TER) sur la ligne Marseille-Nice au détriment du second qui conserve toutefois l'étoile ferroviaire niçoise (qui comprend Cannes-Grasse, les Arcs-Vintimille et Nice-Tende), lot sur lequel il était le seul en lice. Une première comme se plaît à le rappeler Renaud Muselier puisque la région Sud inaugure l'ouverture à la concurrence des TER.
Si le feuilleton n'est pas tout à fait terminé, les crispations entre les différents acteurs semblent bien appartenir au passé. "Je veux remercier la SNCF qui fait un travail phénoménal pour que les trains arrivent l'heure", avance même Renaud Muselier. Un discours bien loin de celui en 2016 quand la région Sud affichait des chiffres de régularité catastrophique avec 20% de retard et 10% de trains supprimés. Face à cette situation la collectivité a donc souhaité mettre en concurrence l'opérateur historique du rail le plus vite possible, toutes les régions auront l'obligation de le faire en 2023.
Rémi Baldy