« Les mobilités urbaines sont en train de changer » (Franck Goldnadel, Aéroports de la Côte d’Azur)
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
La mobilité et l'empreinte environnementale qu'elle génère est plus que jamais le centre des attentions. A Nice, Aéroports de la Côte d'Azur, le groupe qui réunit les plateformes de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez continue dans sa stratégie de neutralité carbone qu'il a annoncé pour être effective à horizon 2030.
Un sujet abordé par Azur Business avec Franck Goldnadel, le président du groupe aéroportuaire. Qui a tout d'abord donné un point de conjoncture, évoquant un trafic qui n'est certes pas encore revenu au niveau d'avant-Covid mais qui retrouve peu à peu des couleurs et un rythme soutenu.
Ainsi, si durant la période estivale, le trafic a représenté 50 à 55% de celui d'avant-crise, sur les mois de septembre et octobre, il atteint 60%. « On remonte la pente mais ce n'est pas encore le retour à une activité d'avant-crise », dit Franck Goldnadel.
Mais une (autre) bonne nouvelle est venue conforter le groupe aéroportuaire avec l'obtention de l'accréditation 4+ carbone neutre, ce qui est fait la première plateforme de France à pouvoir s'en prévaloir.
Une stratégie de décarbonation différenciante et qui demande à faire preuve d'innovation aussi.
L'innovation justement, ne concerne pas uniquement les aéroports mais aussi les compagnies aériennes. Avion électrique, avion à hydrogène, SAF... Franck Goldnadel est également revenu sur le vol commercial Nice-Paris qui en septembre a embarqué un carburant bio à 30%, à base d'huile végétale... Autant de solutions qui contribuent à la mobilité décarbonée, d'autant que le président du directoire des Aéroports de la Côte d'Azur la souligné, l'ensemble de la filière aéronautique évolue, des motoristes aux compagnies aériennes. Le sujet c'est bien d'avoir des avions qui émettront moins parce qu'ils consommeront moins et parce que nous aurons des carburants qui seront de moins en moins d'origine pétrole.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero