« La nouvelle façon de consommer les bureaux va être regardée avec attention par les investisseurs » (Nicolas Treich, BNP Paribas Real Estate)
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
L'immobilier de bureaux va bien et c'est sans doute l'une des bonnes nouvelles qui apportent du baume au cœur à un secteur resté pendant près de deux ans dans une sorte d'expectative, où la remise en question de l'usage « habituel » a été de toutes les interrogations pour ne pas dire de toutes les inquiétudes.
C'est tout au moins ce que montrent les données du troisième trimestre avec 99.000 m2 placés pour le territoire d'Aix-Marseille, portant celui-ci à la troisième place du podium national derrière Lyon et Lille mais - et c'est aussi la preuve du dynamisme affiché par les chiffres - devant Bordeaux ou Toulouse.
Il faut dire que 2020 avait été une année neutre, plutôt « flat », alors que la croissance enregistrée sur le troisième trimestre atteint 12%, une performance qui approche ce qui est également enregistré du côté de Lyon, la capitale de la région Auvergne-Rhône-Alpes demeurant toujours un point de référence, ne serait-ce que pour son positionnement de n°1.
« Nous sentions un frémissement en juin/juillet avec des sociétés qui repassaient à l'action, comme cela est également le cas dans l'ensemble des grandes métropoles », note Nicolas Treich.
Avec comme particularités, une offre qui décroît de 6%, la seconde main décroissant plus fortement que le neuf car consommée davantage. Et surtout avec un « troisième trimestre 2021 qui est le meilleur cumul des trois premiers trimestres soit le meilleur score à fin septembre depuis 2016 », révèle le directeur en charge des transactions pour BNP Paribas Real Estate sur le territoire d'Aix-Marseille.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Aix-en-Provence qui apporte clairement sa contribution à cette bonne tenue, avec un +10 % qui porte le territoire aixois à un 38.000 m2 placés de bon augure, mais qui enregistre par voie de conséquence une baisse de l'offre de seconde main (à hauteur de 20%) comme de neuf. Marseille confirme aussi - « tous les secteurs vont bien » - mais avec l'ombre du manque de biens qui se dessine à l'horizon. Si elle enregistre un fâcheux -40%, Euroméditerranée fait face à des « offres qui ne sont pas encore disponibles immédiatement », précise Nicolas Treich. Euroméditerrannée qui possède un « vrai écosystème d'entreprises qui s'étendent » et qui attend la livraison de Cap Joliette, rénové, milieu 2022 ainsi que de Pixelia, bâtiment neuf, installé dans le périmètre de la tour CMA CGM. Euroméditerranée qui risque, face à l'intérêt des investisseurs, de manquer d'offres disponibles assez vite. « Ce qui est la preuve que le bureau classique n'est pas mort », dit encore Nicolas Treich.
Laurence Bottero