« L’entreprenariat positif, ce n’est pas se contenter d’être révolté, c'est être dans l'action » (Jean-Philippe Courtois, Microsoft)

Laurence Bottero
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LA TRIBUNE - Vous présidez Live for Good, une association qui porte Entrepreneur for Good, un programme qui accompagne les porteurs de projets centrés sur le bien commun. L'entreprenariat à impact positif, pour autant, ne concerne pas que les jeunes générations...
JEAN-PHILIPPE COURTOIS - La quête de sens ne se retrouve pas uniquement chez les jeunes générations. Beaucoup se posent la question de la qualité, de la flexibilité de leur travail. C'est ce que relève le baromètre Edelman qui montre que le second critère qui fait que l'on quitte son emploi c'est le manque d'ajustement avec les valeurs de l'entreprise. L'autre tendance forte, c'est le bien commun. Tout le monde, finalement, a sa part de responsabilité. L'Etat ne pourra pas tout assumer. On ne peut plus faire de la cosmétique sur l'engagement sociétal. Les employés regardent ce que fait leur entreprise : il y a le besoin d'une notion de fierté. Les actionnaires regardent aussi, demandent des comptes. Les clients, aidée par la force des réseaux sociaux, font et défont une notoriété. La technologie transforme de façon fondamentale bien des sujets. Et la tech peut avoir un impact positif. C'est ce que l'on appelle la tech for good.
En quoi Entrepreneur for good de distingue-t-il vraiment d'autres programmes d'accompagnement ?
Le programme, qui s'étend sur 9 mois, s'adresse aux jeunes de moins de 30 ans, venus de tous horizons. Il est important d'aller chercher des talents dans les communautés. Nous sommes convaincus que mélanger les jeunes, ceux issus de milieux défavorisés, des quartiers prioritaires de la ville, en décrochage scolaire est essentiel. Nous créons ainsi une cohorte de 50 jeunes, sur les 300 candidatures reçues. Chacun doit avoir décelé une problématique dans le monde et avoir commencé à imaginer un début de solution. L'objectif est de transformer l'idée pour en faire une startup à impact social. Le projet doit amener à la création d'une entreprise en s'appuyant sur un modèle économique soutenable, générant du profit mais avec une lucrativité encadrée, c'est-à-dire en réinvestissant pour magnifier l'impact sociétal. La gouvernance doit être participative, en intégrant toutes les parties prenantes. Notre programme apporte ce qu'il faut savoir pour réaliser un premier produit, lever des fonds, constituer son équipe. Nous créons également une communauté de 250 coachs et experts, communauté qui est à la mise à la disposition de tous et qui peut intervenir à tout moment. Chaque jeune dispose également d'un coach dédié, avec lequel il s'entretient tous les mois.
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