« Le private equity est la classe d’actifs qui a une rentabilité supérieure aux autres » (Pierre Grand-Dufay – Tertium Invest)
Laurence Bottero
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Avec 383 millions d'euros investis par les fonds dans 60 PME et ETI durant le premier semestre 2021, le Sud semble montrer une dynamique qui sert la relance.
Des fonds qui n'ont donc pas hésité à accompagner les entreprises engagées dans une croissance et un développement, les fonds étant précisément là pour « soutenir les projets de développement, de croissance, de restructuration, d'évolution », rappelle Pierre Grand-Dufay.
Le dirigeant de Tertium Invest, fonds d'investissement basé à Marseille mais qui rayonne régionalement, reconnaît que cette période après-crise semble être paradoxale, avec une « situation économique extrêmement favorable », alors même que la crise, pas sa soudaineté et sa durée, a été « assez violente ».
Carnets de commande pleins, croissance attendue et estimée à 5%, intentions d'embauche fortes, expansions à l'international qui se confirment... Tout cela demande aussi du financement. « Pour assurer les stocks, réaliser la transition digitale, énergétique, acquérir des concurrents... il faut des ressources financières, longues et stables ».
Un momentum économique qui est favorable aux projets de toutes sortes, Pierre Grand-Dufay soulignant que même si cela semble contre-intuitif, peu de PME ont été réellement fragilisées par la crise. Grâce au quoi qu'il en coûte, évidemment, les PGE « beaucoup distribués, peu consommés », aidant forcément à cette dynamique aussi inattendue que bienvenue.
Mais si les possibilités de croissance sont là, Pierre Grand-Dufay souligne tout de même que ces mêmes entreprises, désireuses d'aller de l'avant, se sont aussi rendu compte que « l'écosystème a changé ». Et que oui, il existe bel et bien une prime à l'agilité, qu'il y a celles considérées comme Covid résistantes - « capables de s'adapter à ces mouvements macro-économiques » - et les autres.
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Les spécialisées en logistique, les entreprises digitalisées, globalement, ont profité « de ce nouveau mouvement ». Et de redire que ce sont celles qui n'avaient pas engagé leur transition digitale qui ont subi la modification de l'organisation du travail de plein fouet.
Laurence Bottero