Cette commande de l’armée française à Airbus Helicopters qui conforte la filière aéronautique française
Laurence Bottero
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C'est un peu le cadeau de Noël de Florence Parly et du ministère des armées à Airbus Helicopters et toute la filière aéronautique française. Prévue par la loi de programmation militaire 2019-2025, la commande de 169 Guépard s'inscrit dans le programme d'hélicoptère interarmées léger (HIL) dont le but est de remplacer cinq modèles en service actuellement - ceux de type Gazelle, Alouette III, Dauphin, Panther et Fennec - contribuant à des missions diverses, notamment de combat, de renseignement, de transport léger opérationnel, de soutien, de formation et de service public, par un seul et même modèle, dérivé du H160.
Ce Guépard est en effet une version militaire du H160 d'Airbus Helicopters et il devient ainsi la plateforme commune des armées françaises. Considéré comme modulaire et polyvalent, il pourra assurer les missions aux côtés des hélicoptères spécialisés que sont le Tigre, le Caracal ou le Caïman Marine. La DGA assure la maîtrise d'ouvrage, tandis qu'Airbus Helicopters assure la maîtrise d'œuvre industrielle, Safran ayant en charge la motorisation et le système électro-optique, Thales prenant en charge l'avionique, le système d'auto-protection, le radar aéroporté et les radios.
C'est il y a deux ans, presque jour pour jour, en décembre 2019, que la DGA notifiait à Airbus Helicopters et à Safran Helicopter Engine, le pré-développement de la militarisation du H160. Deux années nécessaires pour déterminer le niveau de militarisation nécessaire. Deux années qui ont permis de valider le concept de train unique pour les trois armées, ce qui nécessitait la capacité à se poser sur des terrains sommaires et sur des bâtiments de la Marine nationale, mais aussi de définir l'architecture avionique. Il a également fallu tester les futures contraintes environnementales, ce qui a amené par exemple à une campagne d'une semaine dans les sables du Maroc afin de d'évaluer l'efficacité des protections contre le sable et la poussière et de définir les procédures de maintenance adaptées aux contraintes rencontrées en opération extérieure.
Laurence Bottero