Dans le Sud, les surfaces agricoles résistent, l’emploi aussi

Laurence Bottero
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Ce sont des résultats qui donnent une image de Provence Alpes Côte d'Azur comme elle est souvent peu perçue : un territoire agricole dynamique, certes tiré par la viticulture - merci, notamment, le vin et surtout le rosé - et le maraîchage avec, une prime très forte à un autre segment, celui des plantes à parfums et aromatiques, qui place le Sud comme n°1 français.
Certes, comme ailleurs en France et comme le démontrent les données nationales, le nombre d'exploitations - elles sont 18.025 exactement - diminue, de l'ordre de 18%, mais toujours de manière moins forte que lors des deux précédents recensements, en 2000 et 2010 où la baisse enregistrée était respectivement de 30% et 24%. Ce qui est fondamentalement une bonne nouvelle, puisque cela prouve la capacité de Provence Alpes Côte d'Azur à conserver sa spécificité agricole. Assez logiquement, les département alpins - Hautes-Alpes et Alpes de Haute-Provence - sont plus résistants, le nombre d'exploitations chutant de 8% et 5% quand il est, a contrario, de -37% pour les Alpes-Maritimes.

A l'instar de la tendance nationale, ce sont les micro-exploitations qui disparaissent fortement - de 70% en dix ans - et principalement dans le domaine de l'arboriculture, alors que ces mêmes micro-exploitations ont progressé en nombre pour ce qui est du maraîchage.
Laurence Bottero