« La difficulté de trouver des emplois stables incite davantage à prendre le risque de créer une entreprise » (Marine Viala – ADIE)
Laurence Bottero
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Le micro-crédit est un moyen de finance pas tout à fait comme les autres, puisqu'il s'adresse aux porteurs de projets n'ayant pas accès au prêt bancaire.
Un micro-crédit accompagné, comme le porte l'ADIE, association née il y a une trentaine d'année et qui aide, soutient, conseille, outre le financement, des idées entreprenariales de tout type.
« Le micro-crédit c'est un prêt accordé pour un montant de 10 000 euros maximum pour une création ou un développement d'entreprise. Ce prêt permet de subvenir à tout type de financement, que ce soit des travaux, de l'achat de matériel, de l'achat de stock, la prise d'un local... », énumère Marine Viala. La directrice territoriale de l'ADIE dans les Alpes-Maritimes et en Corse rappelle tout de même que, si la liste des activités financées n'est pas restreinte, il y a tout de même des conditions à respecter, au premier rang desquelles, la pérennité.
Et c'est là tout le sel du micro-crédit, qui contribue au dynamisme des territoires, parce qu'il aide les projets de proximité, de services et qu'il n'ignore pas les territoires comme l'arrière-pays.
Comme cela est le cas pour tout type d'entreprises confondus, la crise a encouragé et accéléré la création d'entreprise.
« La première partie de l'année, nous l'avons passée à accompagner la relance et soutenir les entrepreneurs. Sur le second semestre nous avons constaté une accélération de la création d'entreprises avec un nombre croissant et fortement important de personnes désireuses de se lancer ; Le fait de faire face à la difficulté de trouver des emplois stables incite un peu plus à prendre le risque de créer une entreprise. Nous finançons tout type d'activité, dans le transport, le commerce, le BTP, le service à la personne, le service aux entreprises... Quelle que soit l'idée, il faut venir nous en parler ».
Et la part des femmes n'est pas anodine. Avec une proportion de projets portés par des créatrices d'entreprises de l'ordre de 40%, l'entreprenariat féminin prouve qu'il ose s'affranchir de certaines barrières. Même si, estime Marine Viala, des progrès demeurent à faire. Et de rappeler que les freins sont pluriels, « financiers, issus d'un manque de confiance en soi - et c'est pour cela que nous sommes là pour accompagner, donner cette confiance - sociaux, sur lesquels on ne peut pas intervenir directement ».
Laurence Bottero