Nouvelle cotation Banque de France : une « granularité » plus fine pour contribuer à la relance

Laurence Bottero
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C'est une évolution qui devrait être bien perçue par les entreprises. C'est en tout cas ainsi qu'elles doivent l'interpréter estime Jean-Christophe Ehrhardt. Car la nouvelle échelle de cotation, effective depuis le début de l'année, est loin d'être neutre pour les PME et ETI. En étant plus ouverte, plus fine, elle permet ainsi de davantage considérer la situation de chacune des entreprises. C'est ce que met en avant le directeur régional de la Banque de France dans le Sud. Qui rappelle tout de même quelques fondamentaux : « La cotation est un outil de politique monétaire. C'est un outil qui permet d'obtenir du financement ou du refinancement en prêt ». Et les établissements bancaires ont des exigences en fonds propres, issues des accords de Bâle II et II. « La cotation est aussi un outil de facilitation de la relation entre l'établissement de crédit et l'entreprise ».
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Alors certes, la nouvelle cotation est issue d'un besoin d'harmonisation à un niveau européen, avec les autres agences de notation, notamment comme Standard and Poor's par exemple, mais « nous avions besoin de moderniser cette cotation », dit aussi Jean-Christophe Ehrhardt. Si certains éléments de méthodologie ont été revus, il n'en reste pas moins que les axes d'analyse d'une cotation demeurent dont la capacité bénéficiaire, l'autonomie financière - « est-ce que l'entreprise a les moyens de son ambition » -, l'analyse verticale et horizontale du bilan ainsi que la liquidité. « C'est cela que nous allons mesurer de façon plus approfondie », explique Jean-Christophe Ehrhardt, pointant le fait qu'il doit être possible de considérer que le potentiel d'une entreprise ne se transforme pas immédiatement en monnaie sonnante et trébuchante. « Nous allons regarder les éléments qualitatifs qui permettent d'améliorer ou dégrader ce potentiel ». Il est donc question de prendre en compte les contributions extra-financières, comme l'actionnariat - les actionnaires peuvent-ils réinjecter des liquidités ou pas ?
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