« Il est essentiel de diversifier les ressources en eau » (Alain Meysonnier, IME)
Laurence Bottero
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Il se présente comme le réseau des réseaux de l'eau en Méditerranée, née en 1982 à Rabat, installé à Marseille et il joue un rôle éminemment stratégique dans le sujet de l'eau en Méditerranée. Pas forcément connu du grand public, l'Institut Méditerranéen de l'eau, regroupe les maîtres d'ouvrage, les opérteurs publics et privés, les entreprises, les startups et les des experts. « Tous travaillent ensemble sur l'optimisation de la gestion de la ressource en eau. C'est une initiative unique ». L'un des sujets primordiaux concerne la gestion de la demande, « de plus en plus forte notamment dû au développement démographique » mais qui concerne aussi beaucoup ce qui relève de l'agriculture, ce secteur représentant à lui seul, 70% à 80% de la demande, suivi de l'industrie, du tourisme et de l'urbain.
« Il faut travailler sur l'amélioration des réseaux, sur les pertes en eau, intéresser les industriels », indique Alain Meysonnier.
L'eau qui ne se départie pas d'une certaine dimension liée à l'énergie. Pour le président de l'IME c'est « même combat. Transition énergétique, transition hydrique. Mix énergétique, mix hydrique ». Un combat qui va être mené de pair avec l'Observatoire méditerranéen de l'énergie., avec lequel un rapprochement partenarial est en cours « L'alliance eau-énergie existe depuis longtemps. Le congrès mondial des barrages se tiendra fin mai à Marseille et cela permettra d'aborder le sujet de l'hydro-électricité. Il faut développer les barrages intelligemment, leur donner une dimension multi-usages. C'est par exemple, quand ils sont conçus pour l'irrigation, voir comment ils peuvent être transformés pour de l'hydro-électricité et vice-versa. Nous avons, sur le territoire, le lac de Serre-Ponçon qui cumule toutes les compétences, y compris touristique », note Alain Meysonnier. Ce qui peut donc servir d'exemple à dupliquer.
D'autres sujets concernent l'eau et pas des moindre, notamment l'hydrogène qui « ne peut pas se faire sans eau », ce qui place la question de l'énergie sur un volet innovant.
Laurence Bottero