« L’IMREDD teste les usages pour accélérer l’acceptabilité de l’innovation » (Eric Dumetz)
Laurence Bottero
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« Nous sommes un institut d'innovation et de partenariat, notre mission est de faire se rencontrer des chercheurs, des entreprises et des citoyens pour créer des innovations sur des enjeux sociétaux », explique celui qui pilote l'IMREDD, issu de l'Université Côte d'Azur, né en 2015 et depuis deux ans, installé dans un bâtiment totem en plein cœur de l'Eco-Vallée. Et les sujets adressés servent le territoire dit « intelligent et aimable - nous sommes au-delà de la smart city. Nous nous adressons au citoyen, à l'usager et l'idée est de travailler sur le numérique, le digital pour apporter des solutions auprès des particuliers pour que la ville soit plus aimable ».
Si 50 partenariats ont été menée avec de grandes entreprises telles EDF, Véolia, Renault... pour autant l'IMREDD travaille avec tout type d'entreprises, de la startup à l'ETI en passant par la PME. « Nous accompagnons et faisons grandir les entreprises grâce à des projets, nous les mettons en contact avec de plus grandes entreprises, pour travailler sur de plus gros programmes. Cela leur fait acquérir de l'expertise, de l'expérience. L'idée est de dynamiser un écosystème territorial ».
S'il se présente un peu comme une startup de l'Université, l'IMREDD met en lien les chercheurs - des ingénieurs - pour travailler sur l'innovation pour ensuite donner vie à des projets, créateurs d'emplois.
Faciliter l'acceptabilité de l'innovation fait partie des missions de cet Institut qui a développé une navette autonome, initialement pour couvrir la zone de Carros, près de Nice, et cela dans le cadre du programme Territoires d'industrie. Un projet qui vise à mutualiser les déplacements et si possible à pouvoir dégager de précieux m2, qui peuvent alors servir au développement des entreprises plutôt qu'à la création de places de parking supplémentaires pour accueillir les salariés de la zone. Une navette qui va être utilisée à Cannes mais aussi à Mandelieu, pour des usages différents. « Il y a beaucoup de freins à lever, d'usages à tester pour permettre l'acceptabilité », explique Eric Dumetz. « A Cannes nous regardons plutôt le côté grands hôtels, magasins de luxe, Palais des Festivals. A Mandelieu ce sera pour éviter les voitures ventouses le long des trottoirs, l'été ».
Laurence Bottero