« Inventeur » de la science entreprenriale, Unfair veut gommer les biais des investisseurs

Laurence Bottero
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Comprendre le choix des investisseurs, c'est parfois l'interrogation qui titille toute startup. Le sujet des biais qui interviennent en finance de marché, on connait. Mais ça ne concerne pas que ce segment spécifique, ça concerne tout autant les pépites innovantes. Et c'est précisément ce que - preuves scientifiques à l'appui - démontre Unfair.
La jeune entreprise, installée à Paris et à Cannes, a mené des travaux de recherche en neurosciences, pendant cinq ans, tout en nouant des partenariats avec huit fonds d'investissement. Plus de 800 valorisations de startups financées par ces structures ont ainsi été étudiées et décryptées. Le tout étant de pouvoir rendre concrets, des façons d'investir qui doivent beaucoup à la réflexion des investisseurs mais en vrai... à leurs propres biais.
Concrètement, l'analyse s'est portée sur les 16 zones du cerveau, ces zones qui sont plus ou moins utilisées selon les personnes, traduisant forces et faiblesses. Une analyse qui s'est faite par une OBA pour Online Brain Analysis, soit 48 questions posées qui agissent comme des stimuli. Le tout étant mesuré par des électroencéphalogrammes.
Et ce qu'il est ressorti de cette longue période d'analyses approfondies ce sont quatre profils d'investisseurs distincts : audacieux, constant, créatif et échelonné.
Où on apprend que créatif met du temps à se faire un avis et réagit favorablement à un problème présenté avec une nouvelle perspective, ce qui lui fait apporter un intérêt aux approches novatrices, avec une couche d'UX non négligeable.
L'échelonné, pour sa part, prend un risque mesuré et change ensuite très difficilement d'avis, portant sa préférence à des problèmes en phase d'apparition et qui vont s'intensifier.
Le constant, lui, partage la même incapacité a changé d'avis facilement, et s'intéresse à des problématiques existantes et faites pour durer.
L'audacieux, en revanche, a une forte appétence au risque et apporte tout son intérêt aux problèmes pressants et actuels.
Laurence Bottero