Besoin de main d’œuvre dans le Sud : pourquoi c’est une (très) bonne nouvelle pour l’emploi

Laurence Bottero
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C'est l'étude qui pointe officiellement les intentions d'embauche et elle est forcément celle qui vient consolider les intentions énoncées deci delà, celles que l'on sent venir du terrain, ces recrutements vus comme indispensables pour soutenir les projets et les carnets de commande. Où il ressort que les besoins en main d'œuvre dans le Sud pour 2022 sont plutôt au beau fixe, ce qui sous-entend confiance et projection dans l'avenir. Et moral au beau fixe.
Si ces besoins étudiés par Pôle emploi sont 12% supérieurs à ceux enregistrés en 2021, il faut certes s'en réjouir mais aussi raison garder : l'économie n'est pas tout à fait dans le même contexte qu'en 2021 où la relance en était à ses balbutiements et où il était malgré tout complexe pour les chefs d'entreprise de se projeter dans un avenir plus que très proche.
Mais 2022 semble partie sous de bons auspices. On en veut donc pour preuve les 291.000 recrutements envisagés par les chefs d'entreprises dans le Sud.
Sans grande surprise, c'est le secteur des services qui concentre le plus de besoins, réunissant à lui seul 64% de ceux exprimés. Soit 187.000 embauches prévues exactement, dont 39% dans les Bouches-du-Rhône, 24% dans les Alpes-Maritimes et 20% dans le Var.
Pas étonnant que les services tirent autant la demande en recrutement. D'abord parce que le tourisme, l'hôtellerie et la restauration ont repris à plein leurs activités, laissant derrière eux les périodes de stop and go et d'obligation de respect du pass vaccinal, ce qui, de fait, joue sur la fréquentation. Et ensuite parce que ces mêmes filières sont durement confrontées à une pénurie de main d'œuvre et un désintérêt pour ces métiers réputés difficiles ce qui, forcément, joue en volume sur les besoins réels et exprimés.
Second secteur demandeur, celui du commerce suit un peu la logique des activités touristiques. Avec une relance sur les rails, une consommation qui s'est certes diversifiée pour partie en regardant beaucoup le digital mais qui « consomme » aussi le magasin et la boutique, les besoins s'élèvent à 38.300 recrutements envisagés. On pointera la recherche de profils de manutentionnaires, notamment, ce qui accompagne pour partie la forte et durable hausse enregistrée par la logistique, pendant du boom du e-commerce.
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