Défaillances d'entreprises : un rattrapage attendu en 2022
Rémi Baldy
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Le sujet inquiète depuis des mois maintenant. Le nombre de défaillances d'entreprises a beau être faible, l'état de santé des sociétés est particulièrement scruté après deux années de cohabitation forcée avec le Covid-19. Grâce au PGE et aux différents dispositifs d'aides pour le chômage, les répercussions de la crise sanitaire ne se sont pas trop fait sentir. Pour l'instant. "Les entreprises sont comme anesthésiées par toutes les aides", s'inquiétait dès septembre 2020 le président du tribunal de commerce de Marseille Jean-Marc Latreille. "Elles sont tellement soutenues que le risque seraient qu'elles croient que tout va bien alors qu'il faudra bien rembourser tous les reports de charges", précisait-il.
Les effets de l'anesthésie commencent à justement à se dissiper. C'est en tout cas le bilan de l'étude menée auprès d'économistes et professionnels du restructuring par AU Group, courtier-conseil en garantie et financement du poste clients, et EY, leader mondial de l'audit, du conseil, de la fiscalité et du droit et des transactions. La faute entre autres à un contexte international difficile. "Le conflit ukrainien va considérablement fragiliser les entreprises qui se sont maintenues jusque-là grâce aux aides fournies par l'Etat. Ces dernières risquent de difficilement faire face au remboursement de leur PGE, tout en devant absorber les effets pervers que ce conflit va imposer", avance Guillaume Cornu, responsable de l'activité restructuring chez EY. Une situation qui touche particulièrement les secteurs de l'automobile, du BTP, de l'agro-alimentaire et de l'aéronautique.
Rémi Baldy