Trois ans après sa création, quel bilan pour Obratori, le startup studio de L’Occitane ?
Maëva Gardet-Pizzo
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Le Rouge Français a installé sa R&D au sein d'Obratori, à Marseille
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Le Rouge Français a installé sa R&D au sein d'Obratori, à Marseille
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Accompagner de jeunes entreprises prometteuses et, peut-être, voir naître des partenaires potentiels pour le groupe L'Occitane. Avoir une attache de plus à Marseille, ville tournée vers la Méditerranée, à l'écosystème dynamique mais moins saturé que la capitale. Mais aussi nouer des liens avec la recherche en s'installant dans un lieu tel que la Cité des savoirs et de l'innovation d'Aix-Marseille pour être en pointe de l'innovation et des nouvelles tendances du marché.
Voilà autant d'arguments qui ont nourri la conception d'Obratori, startup-studio du groupe l'Occitane inauguré en 2019.
Sa cible : des startups innovantes dans le domaine des cosmétiques, du commerce de détail et plus largement du bien-être voire de la santé, avec une sensibilité aux enjeux environnementaux. Des startups dans lesquelles le startup studio investit via un fonds en capital risque, pour un ticket moyen compris entre 100.000 et 250.000 euros. « Ce ne sont pas des montants astronomiques mais cela permet de lancer ces jeunes entreprises qui se tournent également vers d'autres investisseurs. De sorte que très vite, elles parviennent à lever jusqu'à 1 million d'euros lors de leur premier tour de table », observe Amaury Godron, directeur général d'Obratori.
Un soutien financier qui va de pair avec un accompagnement de 23 mois assuré par quatre salariés. « Mais étant donné que nous sommes actionnaires minoritaires, nous restons présents au-delà de ce délai ».
Opérationnel depuis septembre 2018, Obratori a accompagné un total de 13 startups, toutes encore en activité. « De manière générale, la première année de la vie d'une startup est une vallée de la mort. Mais ici, malgré le covid et les confinements, aucune n'est tombée ». L'accompagnement proposé n'y certainement pas pour rien. Même si Amaury Godron souligne également les nombreux dispositifs de soutien mis en œuvre par l'État ou la Région Sud.
Maëva Gardet-Pizzo