« Notre formation brassicole contribue à maintenir l’activité économique dans les Vallées » (Edwards Dilly, La Brasserie du Comté).

Laurence Bottero
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18 mois après la tempête Alex qui a détruit leur outil de production, la Brasserie du Comté fait plus que renaitre de ses cendres. Elle se surpasse. Au lendemain de la tempête Alex, celle qui est alors une PME florissante et prometteuse est anéantie. A tout point de vue. Mais elle se relève vite les manches et met une forte énergie à trouver des solutions, court-termistes mais indispensables. « Il y a 18 mois, nous ne savions pas si nous allions reprendre notre activité, de nombreuses personnes de notre équipe ne savaient pas si elles resteraient au village..Mais au bout de six semaines nous avons réussi à brasser, au bout de 3, 4 mois nous avons réussi à avoir un terrain, au bout de six mois, un permis... Et maintenant, à avoir une brasserie quasiment opérationnelle. Normalement c'est un projet qui se fait en trois ou quatre ans », résume Edwards Dilly. « C'est vrai, nous revenons de loin. Mais il y avait une excellente énergie », assure le directeur général de la Brasserie, laquelle n'a pas économisé son énergie pour reconstruire et faire même plus.
Sujet central, celui du sourcing des matières premières est parfaitement aligné avec la philosophe de l'entreprise. Qui s'approvisionne en malt français autant que possible, car « il est très difficile de brasser en 100% bio », explique Edwards Dilly, surtout que les brasseries artisanales se tournent de plus en plus vers le bio, rendant la demande supérieure à l'offre.
Une contrainte que la Brasserie du Comté tourne en opportunité en plantant sur les 4.000 m2 de l'un de ses brasseurs, à Saint-Martin Vésubie, mis en bio depuis 6 mois, 200 pieds qui permettent « d'engager une première production ». De quoi donner naissance à une filière départementale, d'autant que d'autres brasseries s'y engagent également. « C'est tendance, c'est dans l'air du temps et nous avons besoin de cela », appuie Edwards Dilly.
Besoin identifié, celui d'une formation brassicole sera désormais comblé par la PME qui a fait de ce projet l'un des leviers de sa reconstruction. « L'un des aspects de nos projets est de trouver des activités qui attirent une fréquentation régulière, toute l'année », explique encore le directeur général de la Brasserie du Comté. « Il n'existe que quatre formations diplômantes en France, situées dans le Nord de la France. Le syndicat des Brasseurs de France ainsi que la chambre des métiers et de l'artisanat nous ont donné leur accord. Ce centre se situera au sein de la Brasserie, 200 m2 leur seront dédiés. Nous devons maintenant créer nos modules pour former de futurs brasseurs ».
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