Polygone Riviera, le centre commercial qui s’éloigne du tout shopping
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Gaëlle Cloarec
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Et si, demain, le shopping passait au second plan dans les centres commerciaux ? Concurrence de l'e-commerce, évolution des modes de consommation et des attentes sociétales des consommateurs, davantage orientés vers le développement durable, le local et l'omnicanal... En juin 2019 déjà, une étude* consacrée au renouveau de l'immobilier commercial pointait un décalage entre l'offre et la demande avec une surcapacité de superficie commerciale de 12% à l'échelle nationale. Depuis, la crise sanitaire est passée par là. Et la sortie des confinements n'a pas marqué la fin de la tourmente, alimentée désormais par la crise ukrainienne, la hausse des coûts de l'énergie, celle des matières premières, l'inflation. Autant de raisons qui pourraient durablement altérer la consommation des ménages, si bien que la surcapacité de superficie commerciale indiquée plus haut, que l'étude estimait à 30% supplémentaires à l'horizon 2023, pourrait bien être revue à la hausse.
Evidemment, les centres commerciaux cherchent à s'adapter aux évolutions de consommation. Depuis une décennie, ils développent des modèles fondés sur la mixité des fonctions, entre commerce, loisirs et restauration, afin de devenir des lieux de vie et d'expérience. "Nous avons trop longtemps privilégié l'emplacement au client. Cela ne suffit plus aujourd'hui. L'enjeux des centres commerciaux, c'est le client, or le client, qu'il soit final ou retailer, veut du service", expliquait à La Tribune Ludovic Castillo, président d'Altarea Commerce, à l'occasion de l'inauguration en décembre dernier de la dernière phase de l'extension-rénovation du centre commercial azuréen Cap 3000, à Saint-Laurent du Var. Un projet mené en cinq ans qui a mobilisé une enveloppe de 650 millions d'euros pour, entre autres, ouvrir un site "jusqu'alors tourné sur lui-même" vers la ville et la mer avec des terrasses, des espaces de jeux et de sports, et une quarantaine de restaurants (sur un total de 300 cellules), histoire de créer des flux nouveaux et de les fixer sur place plus longtemps.
Gaëlle Cloarec