Pierre Ippolito, un président de l'UPE06 « les mains libres »
Gaëlle Cloarec
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D'emblée, Pierre Ippolito donne le ton. A 34 ans, celui qui succède à Philippe Renaudi à la présidence de l'Union Pour l'Entreprise (UPE) des Alpes-Maritimes, n'entend pas qu'on lui oppose l'argument de sa jeunesse. "Je ne me vois pas jeune, mais comme un chef d'entreprise, et un chef d'entreprise, avant d'avoir un âge, il a des fonctions et des responsabilités." Lui, a pris les siennes dès la fin de sa formation en finance d'entreprise au Céram (ancêtre du Skema), à Sophia Antipolis. Un temps tenté par Saint-Cyr et l'armée de terre, il a à peine 18 ans lorsqu'il fait ses premières armes au sein de la PME familiale éponyme, spécialisée dans les métiers du camion et du véhicule industriel. "Je suis issu d'une famille où l'entreprise tenait une part prépondérante, dans les discours de Noël, dans les repas dominicaux, un peu comme un fil conducteur. Le choix de la reprendre et de la développer sur le tissu économique local s'est naturellement imposé. J'ai en quelque sorte choisi le territoire à la patrie".
Territoire. S'il y a un mot qui revient souvent dans les propos de Pierre Ippolito, c'est bien celui-là. Il s'y dit "viscéralement attaché". Il en a fait d'ailleurs l'Alpha et l'Omega du développement du Groupe Ippolito. Si chaque génération a apporté sa pierre à cet édifice aujourd'hui plus que cinquantenaire, qui regroupe 900 collaborateurs pour un peu plus de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisés sur l'ensemble de la région Sud, lui l'a transformé. En une ETI plurisectorielle, à l'image du territoire. "Nous étions arrivés à un moment où pour continuer notre croissance dans le véhicule industriel, il aurait fallu aller au national. Ce n'était pas une option en adéquation avec notre valeur de proximité. Nous avons donc fait le choix de nous orienter vers une diversification conglomérée en dupliquant notre savoir-faire entrepreneurial aux secteurs d'activité à fort potentiel sur notre territoire, à savoir le tourisme, l'immobilier et dernièrement l'industrie".
Gaëlle Cloarec