« Le métavers n’est pas un gros mot et n’est pas forcément coûteux » (Kevin Soler, Virteem)

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
L'activité de la PME implantée à Sophia-Antipolis, lorsqu'elle naît, c'est l'immersif. Un monde aux capacités multiples, comme l'explique son dirigeant, Kevin Soler. « Nous avons toujours été considérés comme une entreprise faisant de la visite virtuelle. Sauf que nous avions plusieurs différenciations, notamment nous faisions déjà du métavers, sauf qu'à l'époque le mot n'existait pas. Cela s'est donc développé récemment. Nous faisons donc tout ce qui est environnement immersif, métavers et réalité virtuelle ».
Le métavers, qui devient un sujet d'intérêt pour le monde économique. « L'idée du métavers est d'avoir un environnement où l'on réunit une communauté qui va pouvoir communiquer en 360° ».
De quoi séduire des secteurs très divers, qui y voient des intérêts particuliers, intérêts par ailleurs complémentaires. Ainsi, la crise sanitaire a créé une appétence pour le secteur RH, mais le retail, l'industrie, le tourisme, l'éducation et notamment les grandes écoles trouvent aussi dans cette technologie du Web3 un axe de communication qui ouvre des perspectives nouvelles.
« Il existe de gros enjeux de recrutement dans les entreprises, de formation et de onboarding des nouveaux collaborateurs. Nous travaillons également dans le retail pour créer des show-rooms virtuels, dans lesquels on va pouvoir tester, acheter des produits. Et les écoles disposent ainsi d'une solution pour leurs journées portes ouvertes ».
Et en matière de problématiques RH, « il existe plusieurs enjeux », souligne Kevin Soler. Notamment celle de l'appétence à développer ou redévelopper sur certains métiers, comme les métiers bancaires. « Certains métiers sont boudés, comme les métiers de la banque par exemple. Cela est un moyen de faire connaître des métiers méconnus ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Si plusieurs secteurs regardent le métavers avec un fort intérêt, si Virtemm elle-même est encore un peu moins présente sur le segment du retail, il est essentiel pour Kevin Soler de savoir sélectionner « en fonction des besoins. Quand on pilote une PME il est compliqué d'être sur plusieurs secteurs en même temps. Nous avons donc vraiment choisi de sélectionner les segments que l'on adresse, et cela, en fonction des besoins de nos 3.600 clients ».
Laurence Bottero