Après l’arrivée de son nouveau directeur, quelle feuille de route pour l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille ?
Maëva Gardet-Pizzo
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Après quinze ans de direction assurée par Patrice Viens, l'Institut Paoli-Calmettes, hôpital privé à but non lucratif, s'est doté le 13 mai d'un nouveau pilote en la personne de Norbert Vey. A la fois professeur au sein d'Aix-Marseille Université et praticien hospitalier, il a fait le plus clair de sa carrière au sein de l'IPC qu'il connaît donc très bien.
« Produit local », dit-il, il fait ses études de médecine à Marseille avant de les compléter par quelques formations à Paris et aux États-Unis. Sa spécialité : l'hématologie, discipline qui s'intéresse au sang et à ses pathologies. « C'est une discipline que je trouve stimulante intellectuellement ». Il choisit alors d'effectuer un stage au sein du service hématologie de l'IPC. Là, il prend goût à la relation que cette discipline crée entre médecins et patients. « On s'occupe d'eux pendant de longues périodes au cours desquelles s'enchaînent des périodes d'hospitalisation d'un mois ou un mois et demi ».
S'y ajoute une part d'urgence, le travail d'équipe et une certaine aisance au sein de l'IPC où l'hématologie est une spécialité. En témoigne le bâtiment dédié de 4 étages et de plus de 12.500 m², inauguré en 2018. « Ceci est une spécificité de l'Institut Paoli-Calmettes par rapport aux autres centres de lutte contre le cancer. D'habitude, l'hématologie est davantage portée par les Centres hospitaliers universitaires (CHU) ».
De quoi amplifier l'enthousiasme de l'hématologue à l'idée de diriger cet institut, par ailleurs en pleine mutation. « En 10 ans, il est passé de 1.000 à 1.800 salariés dont environ 300 médecins aujourd'hui. Cela montre le succès et l'importance de cet établissement dans l'organisation des soins régionaux. C'est un hôpital en mutation permanente. Et c'est bien pour cela que j'avais envie de le diriger ».
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Et de mutations, il sera encore question à l'avenir. « Parmi les challenges du moment, il y a le virage ambulatoire », cette capacité qu'a un hôpital à traiter à distance ses patients, leur évitant une hospitalisation. « Quand un hôpital croît comme l'a fait l'IPC, il peut finir par arriver à saturation. L'ambulatoire permet de s'affranchir des limites physiques des bâtiments tout en répondant aux attentes des patients et de leurs proches ». Ceux-ci préférant parfois être soignés dans un cadre plus familier, plus intime et moins anxiogène. « Il s'agit d'une évolution que soutiennent également les autorités de santé ».
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