Place des femmes dans l'entreprise : « La femme que l’on ne trouve pas est la femme que l’on ne cherche pas » (Marlène Schiappa)

Laurence Bottero
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Photo d'illustration
Stephane Mahe

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Le sujet de la place de la femme dans le monde économique est un sujet pour le monde patronal. Avec un réseau Femmes dédié, le MEDEF affiche sa volonté d'une concrète parité dans les entreprises, désireux de contribuer au changement des mentalités ce qui inclut la capacité à savoir gommer les hésitations de celles qui n'oseraient pas, quelle qu'en soit la raison.
Un réseau qui vise à ne pas être qu'un réseau national mais qui infuse aussi dans les territoires. Après la Réunion ou l'Orne, le voici nouvellement dupliqué en Provence-Alpes-Côte d'Azur, en Mayenne et en Charente-Maritime
Un réseau Femmes du Medef qui, pour se développé, s'est beaucoup appuyé sur celle qui était alors la secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité entre les femmes et les hommes et la Lutte contre les discriminations. Ce qui vaut à celle qui est désormais en charge de l'ESS et de la Vie associative de partager sa vision et aussi un peu de son expérience - courte - de chef d'entreprise.
Marlène Schiappa qui revient sur l'idée répandue selon laquelle seule la compétence compte, « ce qui est totalement faux » car si c'était là le seul critère, alors de question d'égalité il n'y aurait pas. Et inutile d'invoquer le manque de profils disponibles. « La femme que l'on ne trouve pas c'est la femme que l'on ne cherche pas ».
Et de dire aussi que les réseaux dédiés à l'entreprenariat, féminin notamment, sont aussi une composante de l'attractivité des territoires, à côté des questions de logement, d'écoles et de mobilité. « En termes de développement économique, le réseau Femmes du Medef sera aussi un sujet d'attractivité. La présence d'un réseau, c'est de l'humain ».
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Ne pas en oublier la dimension sociale. « Un réseau, cela sert aussi à s'assumer et à arrêter de minimiser. Lorsqu'une dirigeante présente son projet, elle a tendance à le minimiser. Elles créent une « petite » entreprise, avec une « petite » équipe et un « petit » budget... Il faut que les femmes chefs d'entreprises arrêtent d'employer le mot « petit » ».
Laurence Bottero