Après le départ de Patrice Vassal pour l'agence d'attractivité de Toulouse Métropole, son adjoint, Olivier Chanelle, lui a succédé au poste de directeur général de Toulouse Événements. Cette filiale de GL Events, gère en délégation de service publique pour la collectivité le centre de congrès Pierre Baudis, les espaces Vanel et le nouveau parc des expositions de Toulouse, le MEETT. Un an après son inauguration officielle, l'heure est au premier bilan. Chiffre d'affaires, nuitées générées, nombre de nouveaux événements attirés à Toulouse... Interview.
Le nouveau patron de la filiale Toulouse Événements, du groupe lyonnais GL Events, a accordé une interview à La Tribune quelques jours après la première édition du Rose Festival des rappeurs toulousains Big Flo & Oli, réussie selon lui, au MEETT. Le festival de musique a en effet affiché complet (50.000 festivaliers dont 65% seraient venus en tramway selon les chiffres de Toulouse Événements) et les organisateurs réfléchissent désormais à "augmenter la jauge" et pourquoi pas "passer le festival sur trois jours". Mais le Rose Festival est-il le point final d'une première année d'exploitation positive pour le nouveau parc des expositions de Toulouse ?
La Tribune - Le MEETT, le nom que les autorités locales ont donné au nouveau parc des expositions de Toulouse, situé au nord de l'agglomération en remplacement de celui sur l'Île du Ramier, a été inauguré en septembre 2021. Douze mois plus tard, quel premier bilan tirez-vous de cette première année d'exploitation ?
Olivier Chanelle - Cela a été une année presque normale avec encore quelques conséquences négatives liées au Covid-19. Nous avons eu un peu de chômage partiel sur le début d'année (Toulouse Événements compte 70 salariés, ndlr) car beaucoup de manifestations ont été annulées en raison d'un pic épidémique à partir de la mi-décembre. Hormis cette ombre au tableau, nous sommes dans les clous de ce que nous avions prévu. Sur les douze derniers mois, nous sommes à 16 millions d'euros de chiffre d'affaires rien que pour le MEETT (la société gère également en DSP le centre de congrès Pierre Baudis et les espaces Vanel, ndlr). C'est le fruit d'une commercialisation enclenchée il y a déjà plus de quatre ans.
Pouvez-vous déjà nous faire un comparatif entre l'ancien parc des expositions situé au coeur de Toulouse et celui-ci censé offrir des capacités d'accueil plus importantes ? Cela se ressent-il dans les chiffres ?
Sur l'Île du Ramier, on faisait grand maximum une cinquantaine d'événements par an. Ici, au MEETT, on va accueillir sur cette première année entre 85 et 90 événements et les perspectives sont de passer entre 100 et 110. C'est incomparable. Nous visons aussi des manifestations de grande envergure. Nous avons eu plus de vingt nouveaux événements avec au moins 1.200 participants. Nous attirons des nouveaux événements mais aussi des congrès nationaux et internationaux.... Ce sont des choses que nous ne pouvions pas avoir à Toulouse auparavant.
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