Quand l’industrie agroalimentaire du Sud s’exporte
Maëva Gardet-Pizzo
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Un milliard d'euros. Voilà ce que pèserait, d'après l'Aria (Association régionale des industries agroalimentaires) du Sud, l'activité d'exportation réalisée par les deux centaines d'entreprises agroalimentaires du territoire ayant une activité à l'international. Un chiffre obtenu à partir de projections qu'il conviendrait d'affiner. Et qui regroupe des sociétés de tailles et d'activités diverses.
Parmi elles, assez peu de grands groupes. Beaucoup de PME et de TPE. Dont bon nombre se situent sur le marché de l'épicerie fine. Exportant, à travers leurs produits, un morceau de Provence.
C'est le cas de la conserverie Au Bec fin, installée à Cogolin dans le Golfe de Saint-Tropez, dans le Var. « Notre métier est de fabriquer des produits du terroir en Provence, à partir de matières premières locales », explique son dirigeant Olivier Manière. L'entreprise, qui compte entre 40 et 50 salariés selon les saisons, se targue ainsi d'être « la seule du bassin méditerranéen à faire vivre 27 familles de pêcheurs qui pêchent exclusivement pour nous ». Elle travaille aussi avec plusieurs paysans pour ses légumes. De même qu'avec une coopérative de cueilleurs d'herbes sauvages.
Une activité circulaire qui ne l'empêche pas de voir loin. « Nous réalisons 24 % de notre chiffre d'affaires à l'export ». En particulier en Amérique du Nord, en Europe, mais aussi en Nouvelle Zélande et depuis peu en Chine. Ses atouts : une identité française qui, sur le marché de l'alimentaire « a la faveur des clients internationaux ». Par ailleurs, complète le chef d'entreprise, « le fait d'être identifié comme une entreprise du Golfe de Saint-Tropez nous aide beaucoup. Beaucoup de pays savent situer Saint-Tropez sur la carte, peut-être plus que Marseille ». Mais plus que l'image paradisiaque des palmiers baignés de soleil, c'est avant tout le goût qui importe : « si ce n'est pas bon, vous ne vendez pas deux fois ».
Maëva Gardet-Pizzo