« 10% d’économies d’énergie sans investissement supplémentaire est un objectif facilement atteignable » (Elodie Bondi, Qualisteo)

Laurence Bottero
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Comptage, suivi logiciel et accompagnement, voilà le trois-en-un qui sert les problématiques actuelles de sobriété et les 10% d'économie demandés par le gouvernement. Pour Elodie Bondi, cet effort n'est pas si inatteignable que cela. « 10% c'est le montant des économies d'énergie que réalise la quasi-totalité de nos clients », assure la dirigeante de la PME qui monitore les bâtiments sans exiger d'investissements supplémentaires. « On peut même dépasser ce pourcentage dans certains cas ». Le cœur de métier de Qualisteo, c'est l'identification des fuites d'énergies, celles que l'on ne voit pas forcément mais qui sont pourtant bel et et bien là et font consommer les bâtiments, sans raison. « Dans l'industrie, il existe une multitude de bâtiments, d'usages qui consomment et dont on ne connaît pas la consommation justement. L'idée est de faire calquer la production avec la consommation ».
Si elle s'est d'abord intéressée à l'électricité, aujourd'hui ce sont toutes les sources d'énergie que la PME traque, de la vapeur, au gaz en passant par l'eau. « Nos clients ont besoin d'avoir une vision énergétique globale. Ils nous ont demandé une solution unique, qui compte toutes les énergies. C'est ce qui a été lancé en 2022 ».
Aux côtés de la techno pure, c'est la notion de conseil qui participe la différenciation de la PME. « La technologie n'est qu'un moyen pour atteindre les économies d'énergie. On compte, mesure, affiche sur un logiciel mais il faut une dimension humaine pour que le tout soit efficace. C'est pour cela que nous nous appuyons sur des energy managers, qui ont digitalisé l'efficacité énergétique. Nous avons une forte automatisation de l'energy management et pouvons ainsi bien conseiller les clients ».
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Si les industriels et les entreprises globalement sont visés par les volontés gouvernementales, quid des collectivités, elles aussi amené à faire preuve de sobriété. « Ce sont plutôt les industriels qui viennent nous voir. Nous travaillons pour quelques collectivités publiques. Aujourd'hui, il peut être considéré comme une faute de gestion de ne pas prendre en compte la question énergétique », dit Elodie Bondi.
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