« Aix-Marseille doit adopter de nouvelles méthodes pour révéler son potentiel » (JL Chauvin, CCI Aix-Marseille Provence)

Laurence Bottero
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... aptabilité des entrepreneurs, s’inquiète d’un président du conseil de surveillance du GPMM toujours pas nommé, d’un foncier qui fait toujours cruellement défaut. Mais qui appelle aussi à un esprit pionnier. Pas pour jouer les rebelles mais pour gagner en compétitivité. L’autre nerf de la guerre.
LA TRIBUNE - Les chefs d'entreprises ont-ils le moral ?
JEAN-LUC CHAUVIN - Le climat est clairement anxiogène - anxiogène sur les sujets d'énergie, anxiogène sur le prix des matières premières, anxiogène sur le fait de trouver de la main d'œuvre... Pour autant, la réalité est un peu différente que ce ressenti. L'enquête de conjoncture métropolitaine que nous venons de mener dit que pour le deuxième trimestre 2022, le moral des chefs d'entreprises et la santé des entreprises sont plutôt bons. Nous sommes sur un trend où les fondamentaux sont là, on constate la capacité d'adaptation des chefs d'entreprises face aux difficultés - et de leurs collaborateurs - et une agilité supplémentaire. Il ne sert à rien de se faire peur pour se faire peur. Les entreprises ont démontré une résilience depuis deux ans. Le défi de la sobriété énergétique, qui est une crise majeure, nous impose à court terme des économies d'énergie mais c'est à plus long terme, une chance. Dans toutes les crises, il existe une part d'opportunité. Cela va nous permettre d'accélérer les transitions énergétiques et environnementales, cela va modifier notre façon de travailler et d'apprendre à mieux réutiliser certains matériaux plutôt que de les produire. C'est compliqué, complexe, mais je reste confiant.
Le territoire est attractif, les différentes études le montrent. Notamment en santé. Que manque-t-il ?
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Le territoire métropolitain est en effet reconnu en matière de recherche, en matière de transfert entre la recherche en laboratoire et le monde de l'entreprise... Nous sommes également identifiés sur des sujets de pointe comme l'infectiologie, la cancérologie, l'immunologie, les maladies rares... On a, plus largement, un sujet avec la silver économie. Mais c'est une filière qu'il faut renforcer en attirant des entreprises de taille moyenne et en aidant des structures plus petites, installées sur le territoire, à grandir, pour compléter l'écosystème notamment. Pour cela nous avons besoin d'un foncier disponible, mais pas aux quatre coins de la métropole. Un foncier qui soit disponible là où est installée la recherche fondamentale, là où est installé le passage à l'entreprenariat. Nous avons ici beaucoup de collaborateurs formés. Or, c'est l'écosystème qui donne de la visibilité. C'est ce qui marche dans le monde c'est ce qui marche dans la filière. Il faut créer une caisse de résonnance.
Laurence Bottero