Quels enjeux pour Pliff, le fonds d'investissement de Méditerranée exemplaire 2030 ?
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
"Cet acte 5 sera celui de l'action et des solutions", lance Nasser Kamel en ouverture de la cinquième édition de Méditerranée du Futur. Seul le temps dira s'il s'agit d'un espoir ou d'un engagement de la part du secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée. Mais la phrase fait forcément écho à l'édition 2019 de ce forum quand ce même Nasser Kamel expliquait vouloir devenir acteur de l'investissement. Pour y parvenir, un outil a été lancé début novembre lors de la COP27 en Eygpte avec le fonds d'investissement "Pliff". Cet acronyme de PAMex Locally Investment Facility doit devenir le bras financier du PAMex, un autre acronyme pour plan d'action pour une Méditerranée exemplaire 2030.
La rencontre de 32 délégations étrangères lors du forum qui se déroule à Marseille pendant deux jours doit marquer le vrai lancement de cet outil financier. Une table ronde y est d'ailleurs consacrée. L'objectif, quant à lui, est affiché depuis plusieurs mois déjà, celui d'atteindre 1 milliard d'euros. Surtout, ce Pliff répond au besoin de "trouver des moyens d'être efficace" souligne Renaud Muselier, président de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et coprésident de cette initiative.
La démarche vise à donner des moyens aux territoires, car "les collectivités locales gèrent 70% des réponses au changement climatique" sans avoir accès à de nombreux instruments de financements souligne Christophe Nuttall, directeur de l'ONG R20 Regions of Climate action. Pour la Région, il s'agit aussi de s'inscrire dans des "solutions concrètes". Pour Renaud Muselier, "le gouvernement s'occupe de la politique bilatérale" et sa collectivité "de comment appliquer les décisions".
Rémi Baldy