Budget 100% climat : la Région Sud, entre volonté politique et enjeux économiques

Laurence Bottero
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Renaud Muselier
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Renaud Muselier en rêvait. Il l'a fait. Depuis ce 16 décembre, le budget de l'institution qu'il préside est 100% tourné vers le climat, avec comme conséquence, notamment, celle de percevoir désormais tout dossier susceptible d'être soutenu, sous ce prisme. Une suite somme toute logique à la « COP d'avance », qui était déjà devenue la marque de fabrique, en quelque sorte, d'un président de région décidé à faire bouger les lignes sur le sujet environnemental.
L'une des traductions concrètes c'est notamment le programme Escales Zéro Fumées, dédié à l'électrification des bateaux à quai, doté d'une enveloppe de 30 millions d'euros, nourrie de fonds régionaux et européens et qui a pour ambition de soutenir le monde maritime, vilipendé pour les bateaux de croisières polluants (alors même que Marseille a été pionnière dans l'électrification des bateaux à quai). Il y a aussi les arbres plantés. Promis pour 2023, une flotte de cars décarbonés dans les Alpes-Maritimes, 1,5 milliard d'euros consacrés aux lycées pour que ces derniers soient rénovés et si c'était le cas, ne plus être des passoires thermiques.
Il y a aussi le soutien aux communes, puisque la sobriété énergétique est devenue nécessaire étant donné le contexte. Sur ce point, la Région promet de venir en aide à celles, les plus petites particulièrement, qui auraient besoin d'une aide d'un point de vue ingénierie. En parallèle 20 millions d'euros sont prévus pour être consacrés à l'accompagnement des projets verts des communes.
On attend cependant beaucoup du plan « métiers verts de demain » qui sera dévoilé dès 2023. Clairement, l'un des sujets est bien là, puisque parmi les nouveaux métiers qui émergent, ceux liés à la transition énergétique font inévitablement partis du lot. Quels sont-ils, quels sont ceux qui sont déjà là, ceux qui pourraient naître ? On se rappelle du référent énergétique demandé dès fin août par Elisabeth Borne, aux entreprises. On imagine un vaste champ des possibles et une attractivité bienvenue envers les jeunes.
Laurence Bottero