Charles Richardson, investisseur philosophe et entrepreneur curieux (ou l’inverse)

Laurence Bottero
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Charles Richardson
François Moura

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Charles Richardson
François Moura
Certains prennent la route de l'entreprenariat par atavisme, sans vraiment se poser la question. Un peu comme si ça allait de soi. D'autres ont besoin d'emprunter d'abord les chemins de traverse avant de revenir à la chose. Charles Richardson est de ceux-là. Alors que la « logique » aurait imaginé qu'il suive les traces paternelles et familiales et intègre Richardson, l'entreprise spécialisée dans la distribution de matériel pour le bâtiment, dont le nom s'affiche encore sur le fronton du premier bâtiment du groupe au cœur de Marseille, Charles Richardson regarde ailleurs.
Vers le cinéma. A 18 ans, son objectif s'appelle Femis et le concours qui lui permettrait d'entrer à pieds joints dans le 7ème art. Il n'en sera rien, du moins jusqu'à aujourd'hui. Ce sera plutôt gestion - une première expérience professionnelle dans la mode, à Paris auprès de Michel Vivien - puis un DEA de philosophie économique - ce qui convient particulièrement à ce curieux assumé - pour faire finalement ses premiers pas dans le monde des RH, chez Michael Page. C'est à ce moment-là que le virus de l'entreprenariat le rattrape. « J'avais, depuis quelques temps déjà, l'envie de créer mon entreprise ». Quelques mots paternels l'encouragent à passer à l'action plus vite que prévu. Et le 11 septembre 2009, Charles Richardson, entreprise dédiée à l'executive search et au conseil, naît. S'ensuit aussi Charly, orientée recrutement et intérim.
Cet idéaliste, tel qu'il se qualifie lui-même, va cependant faire « des erreurs, pensant que les collaborateurs aimeraient avoir leur propre réflexion », ce qu'il voit comme un avantage. Sauf que ce n'est pas le cas pour tous... Charles Richardson prend alors un peu de distance. Mais entre-temps, une autre activité est entrée dans sa vie. En 2013, alors qu'il est consulté par son père sur certaines prises de participation dans des entreprises qu'effectue la holding familiale, sa réponse un peu agacée sur le sujet lui vaut de récupérer cette tâche aussi délicate que stratégique. Et c'est ainsi que Charles Richardson effectue ses premiers pas dans le business angelisme. « Le sujet m'intéressait », avoue-t-il, il y plonge entièrement. Rejoint le réseau qui s'appelle alors Provence Business Angels où il apprend et où sa curiosité innée apparaît plutôt comme une jolie qualité.
Laurence Bottero