Plus grand département du Sud, les Alpes-de-Haute-Provence fait du Salon de l'agriculture un levier d'attractivité
Rémi Baldy
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"Cela me fendait le cœur". C'est ce qu'Eliane Barreille (ex-LR) dit spontanément avoir ressenti devant l'absence habituelle des Alpes-de-Haute-Provence au salon de l'agriculture. A la tête de la collectivité depuis 2021, celle qui était auparavant maire de la commune bas-alpine de Malijai et vice-présidente de la région en charge de la ruralité, elle a voulu remédier à cette situation. "J'ai pris cette décision dès que je suis arrivée, nous avons travaillé avec la chambre d'agriculture et l'agence de développement pour organiser notre présence", détaille-t-elle.
C'est donc les 2022 que le plus grand département de Provence-Alpes-Côte d'Azur a dressé un stand pour la première fois au sein du salon parisien. "Nous avons connu un succès au-delà de nos espérances", s'enthousiasme Eliane Barreille. Logiquement donc, le "04" remontre à Paris pour cette édition 2023. Après la lavande, c'est l'olivier qui est mis en avant. "Nous pensons avoir de quoi communiquer avec l'huile mais aussi d'autres produits".
Territoire assez méconnu, les Alpes-Haute-de-Provence ne se résume pas qu'à ces deux produits emblématiques. Il dispose même de nombreux atouts défend le président de sa chambre d'agriculture, Frédéric Esmiol : "Nous cultivons à peu près tout sauf le riz et le coton". Il met en avant notamment "l'accès à l'eau avec des barrages et une bonne partie du canal de Provence" et souligne la présence "d'arboriculture, de vignes, de semences mais aussi l'élevage sur la partie montagneuse avec du bovin et de l'activité laitière".
Cela donne un chiffre d'affaires de 190 millions d'euros pour 154.000 hectares dédiés à l'agriculture et près de 2.100 exploitations, avance le département. Des données avec une spécificité note Frédéric Esmiol, celle de "la présence de nombreuses petites ou microstructures". C'est-à-dire qu'elles s'étendent sur 50 hectares maximum. Elles représentent en effet 72% des exploitations et 51% de la superficie agricole utilisée d'après la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draff). "Mais ça fonctionne", se réjouit Frédéric Esmiol qui souligne une population agricole équilibrée "avec autant d'installation de jeunes que de départ à la retraite".
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