Startup : « le profit a laissé place à l’impact et au bon sens » dit Marseille Innovation
Laurence Bottero
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Marseille Business MI L Olivier
DR
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Depuis un an, Marseille Innovation, pionnier sur le sujet de l'accompagnement des entreprises, a ajouté un outil supplémentaire à son arc, le financement. C'est via son Fonds Innovation que la structure vient renforcer les fonds propres des startups. Créé il y a un an, il a suscité l'intérêt de 320 jeunes pousses qui ont fait acte de candidature, 80 dossiers ayant été instruits pour qu'au final 15 startups soient choisies pour recevoir le coup de pouce financier qui fait effet de levier.
Des startups, « très conformes avec les filières d'excellence du territoire, en santé, en environnement, en technologies du numérique et de l'industrie du futur », détaille Laurence Olivier, la directrice générale de Marseille Innovation.
L'industrie du futur qui est de plus en plus regardée, même par les instances nationales si on s'en tient aux résultats du French Tech 120 et du Next 40 qui ont mis, pour la première fois, des startups industrielles en avant. Un sujet que Marseille Innovation connaît donc bien et surtout les enjeux qui encadrent ces pépites un peu particulières.
« Les startups industrielles répondent à des enjeux majeurs, sociétaux, environnement, industriels et économiques. Au sein de Marseille Innovation, 150 startups sont accompagnées chaque année, elles sont à la croisée des industries du numérique et de l'industrie traditionnelle. C'est ce mélange aussi, qui permet à certaines d'elles, de répondre aux enjeux ».
Marseille Innovation, qui regarde aussi l'international, notamment le Maroc où un partenariat a été initié en 2019 avec le Technopark, structure d'accompagnement présente à Rabat, Casablanca, Agadir et Tanger et qui accompagne, pour sa part, 600 startups chaque année. « Le système de la tech et de l'innovation en Afrique se structure de plus en plus, et nous avons fait le choix de choisir des structures qui nous ressemblent, jumelles, et de co-créer ensemble, des programmes d'accompagnement », indique Laurence Olivier. L'objectif est bien évidemment de permettre aux pépites des deux pays de pouvoir trouver un terrain de développement de l'autre côté de la Méditerranée. « Ce partenariat permet à nos entreprises qui souhaitent partir à la conquête du marché africain de trouver un point de chute au Technoparc et pour les pépites marocaines qui visent le marché français et le marché européen, d'être accompagnées par Marseille Innovation ». Une façon d'aller mieux et sans doute plus vite sur ces nouveaux marchés source de développement, l'accompagnement - et Laurence Olivier insiste - étant aussi un levier pour rencontrer et intégrer plus rapidement l'écosystème local.
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