« Marseille est la ville la plus africaine de France » (Olivier Laouchez, Trace Academia)

Laurence Bottero
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Marseille Business Laouchez Trace TV
DR

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Trace c'est donc la musique, partie émergée de l'iceberg, une marque qui parle à tous. Mais c'est aussi Trace Academia, un nouveau venu dans la famille, une plateforme et une application qui s'appuie sur les soft skills des jeunes, s'employant aussi à montrer des métiers encore pas tout à fait perçus comme il se doit, dont l'image n'est plus vraiment en accord avec sa réalité. Trace Academia c'est presque une suite logique, qui a découlé de tout le reste, reconnaît Olivier Laouchez.
« Notre public, dans le monde entier ce sont 350 millions de personnes qui nous regardent et notamment des jeunes, dans des pays d'Afrique comme du Brésil, des Caraïbes et de l'Océan Indien où 80% d'entre eux ne font pas d'études supérieures. C'est, à la fois, un gâchis absolu et une bombe à retardement ».
Un constat qui mène Olivier Laouchez à estimer que « l'on ne pouvait pas ne rien faire ». Quelques réflexions et brainstorming plus tard, voici le concept de Trace Academia qui naît. Un concept, avec des cours en ligne, utilisant des formats courts et une ingénierie pédagogique. Un concept qui trouve, apparemment son public, Olivier Laouchez revendiquant un million de téléchargements en quelques mois et la formation de « pas moins de 100.000 jeunes ». Trace Academia qui dispose d'un module physique, dédié aux industries créatives, à Marseille.
Marseille qui est « un choix de raison et un choix de passion ». Marseille, porte à la fois vers la Méditerranée et vers l'Afrique, évidemment, semble être le point d'ancrage logique. « Nous sommes dans la ville la plus africaine de France lorsque nous sommes à Marseille », souligne Olivier Laouchez. Mais qui n'en n'oublie pas la dimension musicale, c'est-à-dire hip hop de la deuxième ville de France. « Le hip hop ce n'est pas que la musique, c'est aussi le mode d'expression de toute une jeunesse, un état d'esprit, une culture », s'enthousiasme celui qui rappelle avoir dirigé un label, Secteur A, basé alors à Sarcelles, à l'époque d'IAM et NTM. « Celle culture fait partie de l'ADN de Trace ».
Laurence Bottero