Dans le Sud, l’entreprise à impact s’ancre dans le paysage économique
Gaëlle Cloarec
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Travaillez-vous dans une entreprise à impact ? En région Sud, 15% des salariés le pensent. Si à cela s'ajoute les 19% qui travaillent dans une entreprise qui ne l'est pas mais qui, selon eux, mériterait cette appellation, c'est un pourcentage de 34% qui est atteint. Un chiffre au-dessus de la moyenne nationale - 28% - qui traduit une montée en puissance de la perception de l'entreprise engagée, ainsi qu'une quête de sens qui doit la pousser à agir. Non seulement pour éviter d'être sanctionnée si elle ne le fait pas, mais aussi parce que cela pourra lui permettre d'obtenir des gains business concrets. C'est l'un des principaux enseignements que l'on peut tirer du sondage réalisé début mai par Odoxa pour Abeille Assurances dédié aux entreprises à impact.
Si le terme "Entreprise à impact" n'est pas encore parfaitement identifié - ce dernier n'est connu que par 3 habitants de Provence Alpes Côte d'Azur sur 10 - il intègre un champ lexical plus large, bien mieux connu, comprenant les notions "d'économie sociale et solidaire" et "d'entreprise à mission". Il faut dire qu'à ce jour, il n'existe aucune définition formelle de ce qu'est une entreprise à impact. Cependant, celle-ci est souvent définie comme une entreprise dont le but n'est pas la seule recherche du profit. L'impact positif pour l'environnement et/ou la société doit présider à toute stratégie. Ce positionnement est bien perçu par les sondés régionaux, lesquels assurent à 76% qu'ils seraient incités à consommer davantage de biens et services proposés par une telle entreprise et 64% à travailler pour elle. Quant aux 29% qui ont ou souhaitent concrétiser un projet entrepreneurial, 73% d'entre eux l'envisagent autour d'un modèle à impact. L'illustration, s'il en fallait une, que la prise en compte des enjeux environnementaux, en Provence-Alpes-Côte d'Azur comme ailleurs, est devenue centrale, tant pour les citoyens que pour les entreprises.
Gaëlle Cloarec