La corruption est un problème mondial pour le développement. Pour la combattre, nous avons tous un rôle à jouer
Ousmane Diagana et Mouhamadou Diagne
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Ousmane Diagana et Mouhamadou Diagne
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La triste vérité est que la corruption persiste dans tous les pays, se manifestant sous de facettes multiples, depuis les dessous-de-table jusqu'au détournement à grande échelle des ressources publiques. Avec les progrès technologiques, elle devient de plus en plus un défi transnational sans respect des frontières, car l'argent circule désormais plus facilement à l'intérieur et à l'extérieur des pays, dissimulant des gains illicites.
La corruption est un problème fondamental pour le développement.
Elle nuit le plus aux pauvres et aux personnes vulnérables, augmentant les coûts et réduisant l'accès aux services de base, et même de la justice. Elle exacerbe les inégalités et réduit les investissements privés au détriment des marchés, des opportunités d'emploi et des économies. La corruption compromet la réponse aux situations d'urgence, entraînant des souffrances inutiles, et la mort dans le pire des cas. Si elle n'est pas combattue, la corruption peut saper la confiance que les citoyens accordent à leurs dirigeants et à leurs institutions, créant des tensions sociales et augmentant dans certains contextes, le risque de fragilité, de conflit et de violence.
Pour prévenir ces effets négatifs, nous devons faire face à la corruption par une action déterminée et délibérée. Pour le Groupe de la Banque mondiale, la lutte contre la corruption est une priorité absolue et un engagement de longue date dans notre travail opérationnel. Cet engagement se traduit par le soutien que nous apportons aux pays dans la mise en place d'institutions transparentes, inclusives et responsables, mais aussi par des initiatives qui vont au-delà des pays pour inclure les centres financiers, s'attaquer plus ouvertement aux politiques de corruption, et exploiter les nouvelles technologies pour comprendre, prévenir et traiter la corruption.
En Afrique de l'Ouest et du Centre, l'une de nos priorités stratégiques consiste à mettre l'accent sur la bonne gouvernance, la responsabilité et la transparence pour réduire la corruption. Nous reconnaissons que la transparence dans les affaires publiques et la responsabilité des hauts fonctionnaires sont fondamentales pour la confiance des citoyens dans leur gouvernement et pour la fourniture de services publics efficaces. Travailler à la reconstruction et au renforcement de la confiance entre les citoyens et l'État, en particulier dans les pays touchés par la fragilité, les conflits et la violence, soit la moitié des pays de cette région, est essentiel.
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