A Monaco, l’industrie dépasse son niveau d'avant crise sanitaire

Laurence Bottero
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Monaco n'est certes pas connue pour son activité industrielle pourtant celle-ci a longtemps constitué une part importante de son économie. La Principauté a notamment été le berceau de Mecaplast - l'équipementier automobile fondé par la famille Manni, désormais passé dans le giron du français Novares - tout comme de la marque cosmétique Lancaster, propriété désormais du groupe américain Coty. Deux exemples qui témoignent de la capacité industrielle du pays, une capacité qui a certes évolué au fil du temps tout autant qu'elle a fait face à des problématiques de foncier avec une topographie coincée entre mer et montagne et une superficie d'à peine 2km2.
Une industrie qui, après une période de crise sanitaire qui l'a déstabilisée, retrouve une tendance haussière, enclenchée dès 2021, confirmée en 2022 et mesurée par une progression du chiffre d'affaires de 12,2% selon les données de l'Institut monégasque de la statistique (Imsee).
Des résultats positifs tirés principalement par la fabrication de produits caoutchouc et plastique et par la chimie. Deux secteurs particulièrement dynamiques qui emploient respectivement 448 personnes et 339 salariés.
Troisième secteur contributif, en termes de chiffres d'affaires, la pharmacie génère 54 millions d'euros suivie de l'habillement, à 50,3 millions d'euros.
Autre signe de la bonne tenue de l'industrie du Rocher, la création d'entreprises se poursuit en 2022, avec la naissance de six nouvelles sociétés. On notera que l'ancienneté de certains établissements - deux d'entre eux ont plus de 100 ans, la moitié a plus de 20 ans - appuie la contribution historique de l'industrie à l'économie de la Principauté.
Un secteur qui est alimenté en termes de compétences par ses territoires voisins, à savoir la France et majoritairement le département des Alpes-Maritimes, ainsi que l'Italie, la part d'employés monégasques dépassant à peine 6%. Une particularité qui est propre à Monaco. La Principauté accueille en effet chaque jour près de 50.000 salariés venant de France et d'Italie.
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Laurence Bottero