L'environnement au cœur de la phase II du plan Action Cœur de ville
Maëva Gardet-Pizzo
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Grasse, l'une des treize villes accompagnées dans le plan Action cœur de ville en région.
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Comment permettre aux villes de se développer sans condamner les forêts et terres agricoles alentours ? C'est afin de relever ce dilemme que certaines communes se penchent sur la question de la réhabilitation de bâtiment existants. A l'instar de l'ancienne caserne de Briançon. Composée de quatre bâtiments abandonnés depuis plusieurs décennies, elle s'apprête à offrir à la ville une auberge de jeunesse et un hôtel quatre étoiles, en plus d'une cité administrative. Un projet ambitieux, qui aurait eu bien du mal à trouver financeur sans le plan Action cœur de ville.
« Il est plus coûteux et plus difficile de réhabiliter un bâtiment ancien que d'en construire un nouveau. Et à Briançon, les retombées ne sont pas évidentes pour un investisseur classique », observe Alexis Rouque, directeur régional de la Banque des territoires en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Un risque qu'il fallait prendre pour enclencher un mouvement de sobriété foncière, essentielle pour préserver les terres, la biodiversité et pour consommer moins de matériaux.
« L'enjeu de la transition écologique était très déjà sous-jacent dans la phase I d'Action cœur de ville. Redynamiser ces centres-villes est une façon de remédier à l'étalement urbain. Les villes que nous accompagnons sont de beaux laboratoires de la ville de demain ». Et de citer également la rénovation énergétique des bâtiments publics ou la végétalisation d 'espaces, perçue comme une réponse au besoin d'adaptation des villes au réchauffement climatique avec la constitution d'îlots de fraîcheur.
Et avec la phase II du plan (2023-2028), qui concernera les mêmes treize villes que la phase I, la question environnementale ne se contentera plus d'être sous-jacente, indique Alexis Rouque, « elle sera sur le haut de la pile ».
Ainsi, la réhabilitation de friches devrait être amplifiée, s'appuyant sur les savoir-faire acquis en phase I, de même que la rénovation de bâtiments publics grâce aux fonds Vert et Friches qui seront davantage mobilisés. « Les enjeux de renaturation seront forts également ». À la fois pour générer des îlots de fraîcheur dans les villes et pour permettre une meilleure absorption des eaux de pluie, afin de prévenir les inondations. « Toutes les collectivités sont amenées à s'approprier ces sujets. Pour des villes moyennes, il est plus facile de les traiter ».
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