La technologie, aide précieuse au secours de la biodiversité et du climat
Natasha Laporte
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... Prométhée, Olivier Piepsz.
C'est un organisme microscopique, appelé champignon mycorhizien, qui fait symbiose avec la plante et favorise son développement. A l'aide de l'intelligence artificielle (IA), qui prédit le champignon le mieux adapté à une zone, il est une alternative innovante aux fertilisants chimiques, capable de revitaliser les sols. Cette solution mise au point par la start-up Mycophyto a ainsi le potentiel de contribuer à la régénération de la biodiversité, à l'heure où celle-ci s'effondre à un rythme inégalé. D'autres pépites tricolores développent elles aussi des technologies de rupture susceptibles de devenir des armes efficaces tant dans la lutte climatique que dans celle contre l'érosion de la biodiversité.
Ainsi de la jeune pousse Prométhée qui, pour répondre aux
problématiques liées au dérèglement climatique, prévoit de mettre en orbite la première constellation de petits satellites d'observation de la Terre en Europe, capable de rafraîchir les images toutes les 45minutes. De quoi permettre de « suivre en temps quasi-réel des situations très critiques », assure le président et fondateur Olivier Piepsz. En clair, d'observer, de détecter et de surveiller les catastrophes naturelles ainsi que la gestion des ressources naturelles, entre autres.« La technologie est un élément exceptionnel et très important pour aller plus loin dans le respect de la biodiversité »
, avance pour sa part Rédouane Bellefqih, directeur général de Deloitte Consulting France. L'IA, notamment, va être clé « pour accélérer et permettre d'avoir des résultats mesurables » dans ce domaine qui pendant longtemps est resté un angle mort de la bataille environnementale.Mais pour que ces différents outils innovants aient un impact, encore faudrait-il les industrialiser. « Nous avons besoin de produire plus », estime en effet Ludivine Alenda, porte-parole de Mycophyto. Or « il n'est pas facile de changer d'échelle, surtout pour les start-up de la deeptech qui ont vocation à opérer des ruptures dans les usages », pointe-t-elle. « Il existe pléthore d'outils avec des niveaux de maturité différents, du satellite au drone en passant par l'IA », analyse de son côté Rédouane Bellefqih. S'il se montre optimiste sur la capacité des start-up à innover, « le vrai enjeu, ce sont l'acculturation et le passage à l'échelle », martèle-t-il.
Natasha Laporte