Pape et rugby, l’effet accélération qui consolide le tourisme international dans le Sud… à long terme ?
Laurence Bottero
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... filière très sensibles aux aléas économiques.
Septembre est habituellement le mois où on comptabilise la fréquentation estivale. Mais ce mois de septembre 2023 a une saveur particulière. Par la conjoncture de deux événements d'envergure mondiale, il ne ressemble à aucun autre. Il faut dire que la venue du Pape François et l'accueil de la Coupe du monde de rugby sont deux vecteurs d'attractivité majeurs. Qui font du bien à une filière qui a connu une saison d'été 2023 bonne certes, mais...
Si la venue d'un souverain pontife en 500 ans à Marseille était déjà un événement en lui-même, le contexte géo-politico-économique a rendu le déplacement encore plus guetté, attendu et fréquenté. A cela, s'ajoute une Coupe du monde rugby rassembleuse, qui occupe les terrains des stades du Sud. Un combo inespéré presque, qui a, évidemment des répercussions sur l'activité touristique.
De fait, les chiffres annoncés par le comité régional du tourisme Sud l'attestent : c'est le segment international qui a clairement été consolidé, affichant un + 16% qui redonne des couleurs aux professionnels et à l'attractivité de cette filière au PIB régional de l'ordre de 13%.
Si les 500.000 personnes qui ont convergé vers le stade Vélodrome ont donné à la messe papale un contexte particulier, transformant la pelouse et les tribunes en une église à ciel ouvert, c'est surtout les 5 millions de téléspectateurs qui sont autant de touristes potentiels. Marseille, vue sous une autre dimension, sous les feux des projecteurs des jours durant, dans le monde entier, devrait pouvoir bénéficier d'un intérêt nouveau ou renouvelé.
La Coupe du monde de rugby, quant à elle, joue dans la cour des manifestations sportives dont on sait qu'elles ont souvent un effet de traîne. Une Coupe qui permet par ailleurs de jouer sur un effet avant Jeux Olympiques. Le taux d'occupation enregistré du 8 au 30 septembre, de l'ordre de 80%, a de quoi donné du baume au cœur des hôteliers. Qui n'en attendent pas moins des JO 2024. Une façon de se préparer, d'anticiper, de se mettre en mode répétition avant des Jeux très attendus de Nice à Marseille.
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