« Skema doit travailler encore davantage son pouvoir d’influence » (Alice Guilhon)

Laurence Bottero
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... sensible par ailleurs, aux sujets de féminisation des métiers de l’ingénierie comme à la prise en compte de la parole – et des attentes – des jeunes, ce que sert l’Observatoire des jeunesses, récemment créé. Skema qui poursuit son déploiement mondial, comme le souligne l’entrée en négociation exclusive annoncée mi-septembre avec le Fashion Institute of design and merchandising, sis à Los Angeles aux Etats-Unis.
LA TRIBUNE - En juin dernier, le Financial Times classait Skema Business School au quatrième rang mondial des meilleures écoles en finances pour son programme MSc Financial Markets & Investments. Comment parvient-on à ce résultat ?
ALICE GUILHON - Dans l'académique, nous sommes sur des temps longs et des boucles d'apprentissage qui prennent du temps. Ce qu'il faut savoir, c'est que depuis la naissance de Skema - mais même avant, les deux écoles fondatrices étaient très réputées en finance. Sur le campus de Sophia-Antipolis, nous avions un master qui a toujours été fameux, qui est passé tout en anglais en 2006 et qui était très performant, en ce sens que nous avons toujours placé les étudiants dans les meilleures places de marché du monde. Cela fait maintenant trente ans de capitalisation et d'histoire en finance. Nous avons toujours été dans le Top 10 du ranking du Financial Times et cela fait désormais 5 ans que nous sommes dans le Top 4 et c'est parce que nous avons investi, nous avons eu des diplômés très emblématiques qui ont toujours joué le jeu avec nous, ont recruté eux-mêmes. Ce classement est aussi le fruit de la partie scientifique - nous avons quatre des plus grands chercheurs en finance, de jeunes professeurs qui montent... - sans oublier les entreprises qui travaillent avec nous. C'est tout ce cocktail qui fait la réussite du programme.
Entre le moment où vous prenez des orientations stratégiques et le moment où vous pouvez mesurer le résultat, il existe un vrai temps long...
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Il faut 5 ans pour produire un étudiant en master. Ce n'est pas le temps de la grande distribution, ni celui de la tech. C'est de la capitalisation. Cela signifie que nous devons travailler, que l'on doit nous faire confiance... Ce sont donc des relations de très long terme.
Laurence Bottero